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IAIN MATTHEWS
a tiniest
wham
Iain Matthews
est né Ian Matthews McDonald le 16 juin 1946 à
Scunthorpe, Lincolnshire, Angleterre. Il grandit sans encombre,
entouré de ses deux frères : Neil et Andy. Il quitte
l'école et fait ses premières armes en tant que
décorateur d'intérieur. En 1966, il s'installe
à Londres et devient le chanteur d'un groupe local baptisé
Pyramid avec lequel il enregistrera, en 1967, un single pour
Deram Records intitulé " The Summer of Last Year
". Pour arrondir ses fins de mois, Iain bosse dans un magasin
de chaussures situé sur la très touristique Carnaby
Street. Le producteur Joe Boyd le branche sur un nouveau projet
et Iain, toujours en 1967, devient le chanteur de Fairport Convention.
Il participe à l'enregistrement du premier simple du groupe
(" If I Had A Ribbon Bow ", qui sort sur TRACK, produit
par Joe Boyd) et de leur premier album édité par
Polydor. En 1968, Fairport Convention signe avec Island Records.
Iain Matthews enregistre avec eux l'album What We Did On Our
Holidays, et en 1969, quitte le groupe au cours de l'enregistrement
de leur troisième album : Unhalfbricking. Il devenait
évident que la nouvelle direction rock/folk traditionnel
du groupe entrait en parfaite opposition avec le désir
de Iain d'expérimenter un univers musical plus contemporain
et underground.
Iain Matthews
signe alors avec Howard et Blaikley, dénicheurs de talents
à qui l'on doit le succès de Dave Dee, Dozy, Beaky,
Mick & Tich. En 1970, il enregistre un album solo, Matthews
Southern Comfort, qui sortira sur MCA. On est immédiatement
frappé par la qualité des chansons (la plupart
écrites par lui) et sa voix haut perchée, teintée
d'une irradiante mélancolie. Le simple " Colorado
Spring Eternal " remporte un petit succès et Matthews,
ne se sentant pas mûr pour une carrière solo, fonde
alors un groupe baptisé Matthews Southern Comfort. En
moins d'une année, le groupe va enregistrer deux superbes
albums : Second Spring et Later That Same Year. De façon
inattendue, Matthews Southern Comfort va s'nstaller dans les
charts avec sa version du " Woodstock " de Joni Mitchell.
Hélas des tensions apparaissent et altèrent de
façon irréversible la cohésion du groupe.
Matthews perd lentement la foi et le 26 novembre 1970, se retire
alors que " Woodstock " est encore dans les charts,
et avant même que l'album Later That Same Year ne soit
officiellement mis en place chez les disquaires.
Iain signe
rapidement un contrat chez Vertigo, chez qui il enregistre deux
superbes albums solo : If You Saw Thro' My Eyes et Tigers Will
Survive, projets dans lesquels on retrouve bon nombre de ses
ex-complices du Fairport. Matthews décide de produire
ces albums tout seul, et aujourd'hui encore If You Saw est considéré
comme l'un de ses absolus chefs-d''uvre. L'album est unanimement
acclamé et se vend plutôt bien. Dans la foulée,
volant quelques instants de répit au cours d'une trépidante
première tournée américaine, Iain enregistre
Tigers Will Survive... Sa version du 'Da Doo Ron Ron" de
Phil Spector connaîtra un petit succès aux USA.
En 1971, Iain
fonde un nouveau groupe, Plainsong, dans lequel on retrouve Andy
Roberts et Dave Richards du Fairport, ainsi que le percussionniste
américain Bob Ronga. Mais avant de se lancer pleinement
dans cette aventure - encore tenu par des obligations contractuelles
-, Iain enregistre en cinq jours un album pour Vertigo.: Journeys
From Gospel Oak (dans lequel figurent des reprises de Gene Clark,
Paul Siebel et Merle Haggard). Finalement cet album ne sortira
qu'en 1974... et chez Mooncrest !
Plainsong signe
chez Elektra et sort en 1972 un premier disque irréprochable
: In Search Of Amelia Earhart. Hélas, dès l'enregistrement
de leur second album, les rapports entre les musiciens se détériorent.
Iain, sentant que cette expérience touche à sa
fin, répond alors à une proposition de collaboration
avec l'ex-Monkee Michael Nesmith installé à Los
Angeles. Iain, son épouse et sa fille Darcy déménagent
en Californie, sur cette côte ouest d'où viennent
ces musiques qu'ils aiment tant ! Iain va enregistrer un album
solo particulièrement réussi (supervisé
par Nesmith), intitulé Valley Hi. Décidant ensuite
d'adopter un ton plus acoustique (la production de Nesmith sonnant
un tantinet trop country-rock pour lui), Iain engage David Lindley,
David Dickey et Jeff 'Skunk' Baxter (ex Steely Dan) pour réaliser,
en 1974, un nouvel album solo : Some Days You Eat The Bear...Some
Days The Bear Eats You. Iain adore ce disque... Hélas
son contrat avec Elektra vient d'expirer, Journeys From Gospel
Oak vient d'être édité par Mooncrest, et
l'année 1975 s'avère plutôt rude pour lui
car sa femme et sa fille retournent vivre en Angleterre.
Iain signe
un nouveau contrat avec CBS et enregistre l'album Go For Broke
à Nashville. On retiendra l'élegante reprise de
Jesse Colin Young's " Darkness, Darkness " et le titre
" Lonely Hunter ". Un second album, intitulé
Hit And Run, est enregistré à Hollywood pour CBS.
Mais les chansons - visiblement formatées pour les radios
FM -, sont tristement amputées de la légendaire
griffe " Matthews ", cette irrésistible et précieuse
mélancolie qui nimbent ses habituels enregistrements.
À cette époque, Iain tourne avec un groupe baptisé
Motion (Jay Lacey, Don Whaley, Steven Hooks, Bobby Wright et
Bobby Guidotti), produisant une musique nettement plus jazz,
directement influencée par des musiciens comme Herbie
Hancock. Bilan final : les albums CBS connaissent des succès
plutôt confidentiels, ce qui explique qu'en 1978 Iain se
retrouve à nouveau sans contrat.
Iain va ensuite
signer avec Sandy Roberton. Premier album de cette association
: Stealin' Home, enregistré avec Bryn Haworth et Phil
Palmer aux guitares, Rick Kemp à la basse et Pete Wingfield
au piano. L'album sortira sur Mushroom, petit label canadien.
Un single en est extrait, " Shake It ", qui va entrer
directement dans le Top 10 ! Suivra l'album Siamese Friends qui
sortira sur Mushroom en 1979. Matthews va tourner en Europe et
aux États-Unis avec des groupes aux membres et noms différents
: The Polaroids, The Great Buildings...
l'album suivant,
A Spot Of Interference, sort en 1980... suivi cette même
année par une double Best Of : Discreet Repeat. En 1981,
la compagnie de Sandy Roberton dépose le bilan... et Iain
décide de s'installer à Seattle. Là il fonde
un nouveau groupe, Hi-Fi, avec l'ex-chanteur de Pavlov's Dog,
David Surkamp. Ces deux voix si dissemblables vont d'abord graver
un mini-album, Demonstration Records (1982), puis un album studio,
Moods For The Mallards. Ces projets sortent en Angleterre sur
un petit label indépendant, Butt Records, et surprennent
car assez influencés par la musique de Gary Numan et ses
expérimentations électroniques.
En 1983, Roberton
fait signer Iain chez Polydor/Allemagne pour un nouvel album,
SHOOK, qui sortira en 1984. Hélas ce disque ne verra jamais
le jour en Angleterre ni aux États-Unis ! Découragé,
Iain décide de rendre son tablier... il est obligé
de vendre ses guitares, sa collection de disques et retourne
s'installer en Californie où il décroche un poste
de directeur artistique chez Island Music à Los Angeles.
Ses nouvelles fonctions le feront travailler avec des groupes
comme Long Ryders et Rain Parade...
Après
une invitation, en août 1986, au Fairport Convention Cropredy
Festival d'Oxfordshire (où il interpréta avec le
Fairport bon nombre de titres de leur répertoire commun),
Iain décide de reprendre du service en tant que chanteur.
En 1988, sort Walking A Changing Line sur le label New-Age Windham
Hill. Sur cet album, il interprète certaines chansons
écrites par Jules Shear (ex-Funky Kings et ex-Jules &
The Polar Bears). Iain déclare alors que c'est là
son meilleur disque ! L'artiste, de toute évidence, vient
de retrouver une nouvelle inspiration, livrant un bouquet de
chansons superbes, matures, porteuses d'irradiantes promesses
pour un futur désormais souriant.
En 1989, Matthews
s'installe à Austin, Texas. Nouvelle terre, nouvelle collaboration.
C'est avec Mark Hallman (guitariste-producteur) qu'il enregistre
un album à quatre mains disponible seulement en cassette
: Iain Matthews Live. En 1990, Iain signe avec le label indépendant
américain Goldcastle, dans les rangs duquel on compte
de prestigieuses présences : Joan Baez ou Karla Bonoff.
L'album Pure & Crooked sort cette même année
et prouve que le retour de Iain Matthews s'accompagne d'un lot
de solides chansons. On retiendra la superbe reprise du "
Mercy Street " de Peter Gabriel, ainsi que d'incontournables
morceaux personnels : " Rains of '62 " ou " Like
Dominoes ". Iain retrouve également ses complices
de l'époque Plainsong. Plainsong, Iain, Roberts, Mark
Griffiths et le chanteur-compositeur Julian Dawson enregistrent
The Dark Side Of The Room au cours de l'été 1992.
L'ensemble brille par la qualité de ses compositions et
par l'incroyable virtuosité de ses harmonies chantées.
En 1992, Goldcastle
dépose le bilan et Iain Matthews enregistre un album pour
German Line Records, Skeleton Keys, à nouveau produit
par Mark Hallman. Totalement acoustique, l'album distille ses
titres avec grâce : " The Ties We Break ", "
Compass and Chart "... En 1994, le label Watermelon sort
The Dark Ride. Ce disque à la fois personnel et multiple
offre certaines des plus belles compositions de Iain, notamment
" Tigers Will Survive Part II " dédié
à sa fille Darcy, ainsi qu'une incandescente version du
" Morning Glory " de Tim Buckley.
Iain ne chôme
pas. La même année Plainsong sort un nouveau disque
: Voices Electric. De plus, à Austin, avec Mark Hallman
et Michael Fracasso, Iain forme Hamilton Pool. En 1995, cette
formation enregistre un album aux couleurs country-rock : Return
To Zero.
God Looked
Down (entièrement composé par Iain) sort en été
1996. C'est là un album puissant, avec un son nettement
plus électrique, où se distinguent des titres comme
" Alone Again Blues ", " The Power of Blue "
et " So Many Eyes ". En septembre 1996, Plainsong sort
Sister Flute, nouvel opus où brillent deux superbes compositions
de Iain : " People's Park " (dédié à
Woody Guthrie) et " Spirits". À la même
époque, Iain produit (pour Watermelon) l'album d'Eric
Taylor dans lequel il assure des harmonies vocales. En avril
et mai 1997, Iain et Eric sillonnent Hollande et Belgique pour
une série de concerts.
Eté
1997 : Iain signe avec le label allemand Blue Rose Records et
enregistre un nouvel album : " Excerpts From Swine Lake
". L'album - 11 compositions de Iain et une reprise du "
The Trail of the Survivor " de Dougie MacLean's -, sort
en février 1998.
Aujourd'hui
Iain Matthews, non-fumeur et végétarien convaincu,
vit à Amsterdam, Hollande. Unanimement considéré
comme un chanteur exceptionnel, et comme un musicien au goût
très sûr, il assoie - disque après disque
- sa réputation de musicien intègre, loin des concessions
d'un business aux élans formatés. Iain, opiniatre
et puriste, trace son chemin depuis toujours avec détermination,
constance et élégance.
2000, Iain
enregistre avec Elliott Murphy un opus à quatre mains
: La Terre Commune. " Ce fut un grand moment d'émotion
d'enregistrer La Terre Commune avec Iain Matthews, que j'admirais
de loin depuis presque vingt-cinq ans." nous confie Elliott.
" D'une façon totalement imprévisible, nos
forces et faiblesses se sont complétées, s'ajustant
parfaitement comme les deux pièces perdues d'un puzzle."
Présentés l'un à l'autre pour la première
fois en 1997 au Festival South By Southwest à Austin,
Texas, Murphy et Matthews ont immédiatement décidé
de tenter une collaboration. L'enregistrement eut lieu en avril
2000, dans la ville du Havre, avec Olivier Durand aux guitares
et Florent Barbier à la batterie. Le résultat ?
L'instant fertile, partagé et soigné d'une jouissance
de dire. Un authentique petit chef-d'oeuvre.
2001, nous
avons le privilège de vous présenter A Tiniest
Wham, le dernier album studio de IAIN MATTHEWS, une collection
de 12 titres produits par Bradley Kopp. Dans une veine nettement
plus acoustique que ses précédentes réalisations,
cet opus recèle d'authentiques joyaux, d'incomparables
mélodies... et toujours ce précieux bagage de mélancolie,
de celui qui s'immisce, l'air de rien, au fond de soi, qui fait
le c'ur sombre mais fort... de celui qui provoque d'immédiates
embellies, qu'on emporte pour longtemps, bouleversés,
pour mieux partager, mieux résister, crus, fragiles...
mais soudain intouchables car si puissamment nourris. L'Artisan
du grand frisson est définitivement de retour !
Note - Avec
cet album, vous bénéficiez d'un luxueux bonus :
un album live de 12 titres ! Un concert enregistré en
septembre 1998 où Iain & The Swinelakers déclinent
avec maîtrise leurs formules magiques ciselées.
(merci
à Jaap von Moppes pour les éléments biographiques)
IAIN MATHEWS &
ELLIOTT MURPHY
La Terre Commune
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