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Chanteur, auteur, producteur, guitariste, batteur et horticulteur, WALTER SALAS-HUMARA maîtrise une palette d'inspirations et d'expressions musicales qui le rendent tout à fait unique. On peut retrouver, çà et là, les influences de ses racines de Cubain exilé... ou des réminiscences du Velvet Underground, de Big Star, de Pavement. Paul Iorio de Cash Box dit de lui : "Son travail frappe par son intelligence désinvolte, sa contagion aisée, sa faculté de rester magnifiquement artistique sans être apprêté". Robert Lloyd du L.A. Weekly renchérit : "Ses chansons sont d'une grande honnêteté, vous affectant physiquement, fortes d'un art musical sans compromis... Difficile de trouver d'autres équivalents dans la Pop américaine underground". Walter Salas-Humara fut conçu a Cuba, vit le jour à New-York et grandit en Floride du Sud. Il se met à la batterie à l'âge de 7 ans. Au temps béni du lycée, il s'essaie à tout : groupe de free-jazz, combo disco et orchestre jouant lors de croisière maritime. Mais c'est au cours d'un voyage rituel dans le Colorado, à l'âge de 17 ans, qu'il changera radicalement de vision musicale. "C'est là-bas que je me suis mis à la guitare." dit-il, "Aussitôt, j'ai commencé à écrire mes propres chansons, car j'ai réalisé que sans compositions personnelles je serai condamné, une vie entière, à jouer des airs de baloch' à Saskatoon". Tout en étudiant la peinture à l'Université de Floride, Salas-Humara forme The VULGAR BOATMEN. Les critiques locaux acclament le groupe en le décrivant "aussi grunge qu'un sac de gym". Malgré de nombreuses mutations, The Vulgar Boatmen deviennent l'une des principales attractions de Gainesville. Ils accompagnent leurs shows de films et de projections de diapos. La carrière universitaire de Salas-Humara s'interrompt brutalement lorsque MARCEL DUCHAMP apparaît devant lui lors d'une vision et lui dit : "Les pêches marchent dans la rue". Walter quitte les Boatmen (qui ont sorti deux albums, dont l'un produit par lui) et riche d'idéal, décide de s'installer à New-York pour devenir artiste-peintre. Deux années plus tard, Salas-Humara est conducteur de poids-lourd. Mais il vient de fonder son groupe, The SILOS, et un label de musique, RECORD COLLECT. Au total, les SILOS ont enregistré cinq albums : "About Her Steps" (1986), Cuba (1987), The Silos (1990), Hasta La Victoria ! (1992) et Diablo (1994). En 1988, The Silos sont sacrés par le magazine Rolling Stone : Meilleur nouveau groupe américain. Bill Flanagan, éditeur de Musician, écrit : "Un jour, on pourra se vanter de voir nos petits enfants écouter The Silos. Ils sont aussi bon que ça !". 1988 est également l'année où Walter Salas-Humara sort son premier album solo : Lagartija. On peut lire dans The Catalogue : "Lagartija est une surprise bienvenue ! Conjuguant tous les talents, trop insaisissable pour se faire définir, gorgé de dévotion sans sentimentalisme, de sentiment sans tricherie, de sincérité sans scories". 1990, the Silos signent avec une major et Stephen Holden du New York Times déclare : "The Silos représentent le "rock alternatif" dans tout ce qu'il a d'irrésistible. L'austère style du groupe conjugue à la fois la vibration astringente du Velvet Underground et le ronronnement de R.E.M... tout en y ajoutant des échos contry qui ne sont pas sans rappeler Gram Parson. Mr Salas-Humara - dont les textes énigmatiques sont si francs qu'ils en prennent des résonances d'oracles - refuse d'expliquer ses chansons. En effet, il s'est rendu compte que sa propre perception musicale se réduisait le jour où on lui révélait ce qui existait dans l'esprit d'un compositeur". Bill Perry, du Gainesville Free Press, enfonce le clou en écrivant : "Ce groupe produit plus de dégât qu'une rafale de chevrotine dans un troupeau de dindes !". The Silos passe ensuite la majeure partie de l'année 1992 à tourner en terre d'Europe pour promouvoir l'album Hasta La Victoria !. Leurs concerts frénétiques déchaînent les foules, leur permettent de dépenser leur argent, de pratiquer plusieurs langues et d'avoir des orgasmes multiples. En 1994, parallèlement à leur habituelle tournée-mondiale, The Silos composent et enregistrent un nouvel album qui sort en Europe sous le titre de Diablo et aux U.S.A. sous le titre de Susan Across The Ocean. Leur album Cuba (datant de 1987) est alors réédité, proposant plusieurs morceaux inédits. Salas-Humara aime bouger et faire des performances solo. A ce sujet, Rob Patterson du Austin Chronicles, note : "Salas-Humara écrit ses chansons un peu à la façon d'un Maître Zen, tout en simplicité mais toutefois avec une puissance suffisante pour vous faire basculer dans la magie". Son show improvisé lors de la South-By-Southwest Music Conference fut l'un des concerts les plus remarqués du festival. Le label Normal's Return To Sender sortit un CD live (une édition limitée d'un de ses shows acoustiques enregistré en 1994) intitulé Lean. L'année 1995 a donc
débuté avec une tournée de Salas-Humara,
en solo et avec The Silos. Il prit également le temps
d'écrire et d'enregistrer les chansons de ce tout nouvel
album que nous vous présentons : RADAR. Une tournée
a débuté le 25 octobre 1995 et sillonnera les Etats-Unis.
Dès l'année 1996, il abordera les publics européens
et australiens. Découvrez sans tarder Salas-Humara en solo. Ce "Prince Lézard" (ainsi baptisé par "Les Inrockuptibles") vous servira son habituel cocktail coupé d'audace et d'élégance... "De la chaleur, de la générosité, de l'humilité et des idées... Juste des battements de coeur en guise de rythme." - Les Inrockuptibles n° 18 - |




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