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ORQUESTA CHEPÍN-CHOVÉN
Fondé à Santiago
de Cuba en 1945 par le violoniste Electo Rosell («Chepín»)
et le pianiste Bernardo García Chovén, l'Orquesta
Chepín-Chovén fut, avec celui de Mariano Mercerón,
le big band le plus célèbre de la province d'Oriente.
Avec ses arrangements jazzy et ses admirables chanteurs, Chepín-Chovén
anima, dans tout le pays, d'innombrables émissions de
radio et de télévision. Dirigé par José
Ramón Hernández depuis la mort de Chepín,
en 1984, l'ensemble est demeuré, tout en évoluant
sur le plan musical, l'un des grands orchestres les plus stimulants
de Cuba.
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ORQUESTA ALIAMEN
L'Orquesta Aliamen, créé
en 1964 par Miguel Pinto Campa dans l'ancienne cité de
Santa Clara, est considéré à Cuba comme
l'une des charangas les plus novatrices et les plus dansantes
du moment. Vouées à l'origine à l'interprétation
du danzón, genre musical né à la
fin du XIXe siècle à Matanzas et issu de la contredanse,
les charangas comportent en particulier une flûte
et des violons, instruments qui leur conférèrent
longtemps un charme européen et quelque peu désuet.
C'est, en revanche, vers l'avenir que choisit de se tourner l'Orquesta
Aliamen, renouvelant les genres traditionnels de la musique cubaine
avec des riffs mordants, des breaks inattendus et des rythmes
incandescents.
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MARAVILLA DE
FLORIDA
Homogène et formidablement
rodée, Maravilla de Florida constitue une autre référence
en matière de charangas. Fondée en 1948 à
Camaguëy, province agricole renommée pour ses paysages,
le groupe s'est imposé dans tout Cuba avec des tubes tels
que « El agua coge su nivel ». L'une des
premières charangas, après Los Van Van, à
adopter le songo, rythme fondé dans les années
70 par le percussionniste « Changuito »
(José Luis Quintana), Maravillas possède elle aussi
un irrésistible swing, et ses arrangements sophistiqués,
très travaillés, témoignent de l'inventivité
de la musique cubaine actuelle.
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SON DEL CAUTO
Le son, rythme originaire
d'Espagne mais réapparu sous une forme créolisée
à la fin du XIXe dans la province d'Oriente, constitue
l'épine dorsale de la salsa. Fondé il y a une quinzaine
d'années, Son del Cauto a su garder, avec ses chansons
originales, tantôt romantiques, tantôt enjouées,
toute la saveur paysanne du son « oriental ».
L'orchestre emploie notamment un tres, sorte de guitare
elle aussi née dans les campagnes d'Oriente, et - instrument
relativement rare dans la musique populaire - un laúd,
luth d'origine arabo-andalouse. Un petit joyau intimiste du terroir
cubain.
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