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ANGEL PARRA
"CORAZÓN DES ANDES"
NOUVEL ALBUM
ET RETOUR VIRTUOSE A LA TRADITION !
" Angel
Parra : passeur de mots... ".
LE NOUVEL OBSERVATEUR
" Le timbre
rauque et blessé, Angel Parra déclame () une saudade
des antipodes".
LIBERATION
" Angel
Parra est un interlocuteur indispensable lorsqu'il s'agit de
chanson sud-américaine ".
REPERTOIRE
" L'une
des plus grandes voix du chant du monde".
CHORUS
" ...Vous
ressentirez l'âme chilienne dans toute sa beauté
et sa profondeur ".
ARRIBA LATINO'S
Qu'on se
le dise : Le Maître chilien (promu Officier de l'Ordre
des Arts et des Lettres en 1988) est de retour avec un tout nouvel
album !
14 chansons andines, traversées de flûtes,
de charango,
de bombo
Une goulée de grand air, à fleur de neige,
sous un grand ciel où planent les condors.
Il n'est de
véritable musique que vers ses propres racines.
Musiques et voyages offrent au fond le même frisson, traçant
les mêmes orbites, distillant les mêmes vertus. Il
y est généralement question d'évasion, de
ces rencontres fécondes avec l'autre et en definitive
avec soi-même. Travaillés par les nostalgies de
l'enfance, par la reconquête de nos paradis perdus (ou
à perdre ?), c'est en glissant inexorablement vers sa
propre origine que l'on progresse, qu'on atteint l'essence, la
ligne pure. On touche enfin le cur des choses, ce petit lieu
palpitant où cause l'universel, où bat un cil d'éternité
et qui produit de la beauté !
Voilà donc qui pourrait expliquer les " Andes "
du titre de ce CD. Un retour
impliqué vers la "Pachamama", la terre mère.
Mais le cur, me demanderez-vous ?
Oui, le cur À ce point de reflexion, il me faut vous livrer
un autre secret. Peu le savent mais l'Amérique latine
n'est rien d'autre qu'un muscle cardiaque qui bat, se débat,
se contracte à l'infini. Vous ne me croyez pas ? Il suffit
simplement de la survoler ! Vue de planeur, vous verrez alors
affleurer entre cordillères et forêts -, la
veine rouge et pulsative de ses fleuves l'aorte de l'Amazone,
la jugulaire de l'Orénoque.
Des évidences anatomiques.
Descendus d'avion, foulez son sol d'un pas attentif. Sous vos
semelles (directement transmis aux hommes), vous percevrez ses
contractions tachycardiques, l'artérielle arythmie de
son folklore, le souffle systolique et insubordonné de
son Histoire. Cet imposant ventricule, posé entre Atlantique
et Pacifique, nourrit ses pulsations de métissages, d'ouragans,
de passions, d'idéaux, de violences. C'est simplement
ce qu'Angel nous raconte ici, lui, l'élégant troubadour
et ambassadeur de ces terres du bout du monde. Quatorze chansons,
quatorze battements qui nous bercent, nous captivent, nous émeuvent
et ne cessent de proclamer qu'entre Angel et la musique, c'est
aussi depuis toujours une belle affaire de cur !
Egon Kragel - 2001
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ANGEL
PARRA
- BOLEROS -
Complexe, mystérieuse
et riche genèse du boléro ! Aujourd'hui, on lui
reconnaît volontiers des racines européennes, et
les puristes prétendent qu'il aurait vu le jour il y a
bien longtemps, en terre d'Espagne, lors des réunions
et des fêtes chantées gitanes. Son nom viendrait
de l'expression "Volero" (du verbe "voler",
évocation des danses gitanes aux mouvements amples et
rapides rappelant le vol des oiseaux). Dès l'origine -
sur l'indispensable assise d'un phrasé de guitare -, il
aurait été agrémenté de battements
de mains (ou palmas) et de percussions jouées sur des
caisses de bois. C'est dans cette forme traditionnelle, assez
crue, que le boléro aurait débarqué aux
Amériques, notamment à Cuba, où se mêlant
aux langueurs rythmiques africaines, il aurait acquis peu à
peu cette fluidité et luminosité cadencée
des Caraïbes. C'est là qu'il aurait adopté
cette facture définitive qu'on lui connaît : celle
d'une chanson d'amour, éminemment poignante, servie par
des guitares... et une délicate armature de bongos ou
congas qui lui servent de contrefort cardiaque.
C'est
alors que commencent, en Amérique latine, les véritables
maturation, expansion et règne du boléro... car
malgré ses racines européennes, il va devenir -
par ses puissantes qualités d'évocations nostalgiques
-, la pure expression de l'âme latino-américaine.
On reconnaîtra - comme point d'ancrage -, que le premier
boléro digne de son nom (et désormais officiellement
reconnu) est la chanson "Tristezas" composée
par José 'Pepe' Sánchez à Santiago de Cuba
en 1886. Un style vient donc de naître, irrésistible,
sensuel, évocateur et hautement contagieux. Du Mexique
à l'Argentine va s'épandre la déferlante
boléro. Chant de l'amour bafoué, obsessionnel;
romantique cantique des passions impossibles ou éconduites...
le boléro, dans son phrasé pleuré et ses
délicates dentelles percussives, va faire battre à
l'unisson le cur des foules latines. Puissant ciment mélodique
et social, langage cohésif entre nantis et minorités
métissées, le boléro (décliné
sur une impressionnante palette de cousinages géographiques
: Boléro rythmique, Boléro-Cha cha cha, Boléro
Mambo, Bachata ou Boléro Dominicain, Boléro Ranchero
ou mexicain, Boléro Moruno...) continuera d'enchanter
longtemps - de ses mélodies éternelles -, les amoureux
du genre et les amants indéfectibles.@@@
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