Dan Brodie

DAN BRODIE

& the broken arrows

" Big Black Guitar "

" On colle sur ma musique un grand nombre d'étiquettes. Certains la qualifient de ' country alternative' ou d'Americana ". La réalité est plus prosaïque : j'ai écouté de la musique toute ma vie, tous styles confondus, et riche de ça, j'essaie simplement d'écrire de bonnes chansons. Je ne suis qu'un humble compositeur. Mon ambition, c'est juste d'en composer le plus possible avant de mourir. C'est aussi simple que ça."

Les accords d'ouverture du premier album de Dan Brodie, Big Black Guitar, explosent littéralement... comme un concentré d'inspiration soudain libérée, comme ces énormes ' trucks ' du nouveau monde qui dévalent, rugissants, des routes de poussière écarlate... le tout sur une assise de guitares slide et de pure passion distillée. Les 13 chansons qui suivent sont l'expression la plus dense, la plus viscérale, la plus obsessionnelle d'une vie consacrée à la musique.

" Je ne prétends pas que la country music soit une forme d'art hautement sophistiquée, mais il faut une réelle finesse pour écrire des chansons de qualité, pour poser les bons mots sur la bonne mélodie " explique ce jeune chanteur-compositeur-guitariste australien de 26 ans."

" J'aime les chansons qui traitent des grands sentiments humains. Dire tout haut ce que les autres se contentent de penser tout bas, fait souvent une grande chanson. Et même si parfois ça se joue sur trois accords, croyez moi, ça exige un travail considérable."

Un travail qui paie : il suffit d'écouter Big Black Guitar. Un disque de passion foudroyante, d'une maturité qui surprend de la part d'un si jeune artiste. De la tempétueuse énergie de " I Seen The Light ", en passant par les accords ' hillbilly folk ' et contagieux de ' Hurricane ', jusqu'aux poignants frémissements de " Our Favourite Song ", c'est là l'ouvre exigeante d'un réel artisan et d'un tout jeune homme revendiquant son profond respect des traditions.

" Dès l'âge de 8 ans, j'ai appris le piano classique ", nous confie ce natif de Melbourne. " J'ai fait ça en amateur, je n'avais pas la patience de faire mes classes... Néanmoins j'adore le piano. Une chanson complète surgit chaque fois sous vos doigts : basse, mélodie et accords. J'étais très influencé par la musique klezmer, parce que mon père en écoutait, et par la bossa-nova brésilienne d'Antonio Carlos Jobim. Il y a tant de belles mélodies dans ce style de musique ".

Le père de DAN est lui même musicien. Il poursuit une étonnante et riche carrière musicale depuis l'âge de 14 ans. Il fut, dans les années 60, une figure marquante de la scène rock de Melbourne. Inutile de vous dire qu'il reste, pour DAN (et pour son frère Chris Brodie, guitariste des Broken Arrows), une influence considérable. " C'est lui qui m'a appris à me fondre dans n'importe quel style musical. Il a joué du rock pendant 10 ans, dans des concerts collectifs ou privés. Nous venons d'une famille écossaise catholique, mais mon père jouait indifféremment - et avec facilité -, de la musique klezmer ou yiddish dans les mariages yiddish, de la musique italienne dans les mariages italiens, de la musique grecque dans les mariages grecs..."

" Chris et moi avons commencé à jouer ensemble vers l'âge de 12 ans. Papa avait ramené à la maison une vieille guitare, ils nous a montré deux ou trois accords... et c'est comme ça que tout a démarré. Dès l'arrivée de cette guitare, nous avons créé un groupe. Ça nous semblait naturel, car nous avions toujours vu mon père faire ça ! ". C'est d'ailleurs en hommage à cette guitare, une grande guitare noire, que Dan a baptisé ce premier album.

" Lors de notre tout premier concert, j'ai été traversé par un gigantesque flot d'adrénaline sur scène. Inimaginable ! C'était au Richmond Club Hotel. Chris venait d'avoir 16 ans, moi j'en avais 15, nous sommes montés sur cette scène et j'ai immédiatement compris que c'était ça que je voulais faire ".

" À l'époque on s'appelait ' Blue Velvet ' ( plus tard nous sommes devenus successivement The Smokin' Judas, puis Luxedo ). On jouait le " Darling It Hurts " de Paul Kelly, pas mal d'autres reprises... sans jamais négliger nos propres titres. Écrire mes propres chansons a toujours été, en fait, une priorité ".

DAN a grandi en musique, déclinant sur bien des facettes cette passion qui ne le lâchera plus. Il travailla d'abord les chaudes nuances de sa voix de baryton dans les projets musicaux de son école. Il expérimenta ensuite les subtilités du piano jazz (qu'il mâtina d'une énergie adolescente puisée chez les Sex Pistols ou Nirvana). Il joua même du cor d'harmonie, quelques années, dans l'orchestre de son école.

" Le cor d'harmonie fit une brève et éphémère incursion dans ma vie car à la même époque, je devins littéralement obsédé par les 3 accords qu'on plaque d'ordinaire sur les vieilles guitares. L'émotion pure du rock'n'roll, mêlée d'un soupçon de country music... c'est de là qu'est né tout ce que j'aime '.

" J'ai toujours aimé Johnny Cash, j'aime sa voix, ses textes. Mais de façon décisive, je me suis converti à la Country Music en écoutant The Beasts of Bourbon, particulièrement le jeu de guitare électrique de Spencer P. Jones. Il a une immense connaissance de la Country Music."

" J'ai aussi beaucoup écouté de musiques acoustiques, comme Bob Dylan, et j'adore l'association des instruments ' slide ' et des guitares acoustiques. On obtient des nouveaux sons d'une chaleur incroyable ".

C'est avec ce précieux bagage que naquit, en 1998, the Broken Arrows (Craig Williamson étant le dernier élément de cet élégant trio : guitare, slide et batterie). Un premier EP, enregistré de façon indépendante, est gravé. " J'ai lavé un grand nombres d'assiettes pour payer ce EP ", déclare aujourd"hui DAN BRODIE en se marrant. Mais grâce à ce premier enregistrement, notre Australien va signer avec Stuart Coupe de Laughing Outlaw Records. Big Black Guitar va être enregistré en 2000. DAN s'envole ensuite pour New York où il joue au CBGBs et Arlene Grocery, puis pour Nashville. " Cette tournée américaine a été très positive pour moi. J' ai fait tout ça en solo... Jouer à New-York est une expérience inoubliable. Chaque nuit j'allais m'assoir sur le toit avec quelques Budweisers et je jouais pendant que le soleil se couchait. New York est une grande source d'inspiration. Tout le monde semble avoir pris du speed, c'est incroyablement intense " !

Entre temps, en Australie, " Big Black Guitar " est accueilli avec euphorie ! Les chroniqueurs rock ne s'y trompent pas... lisez plutôt : " Johnny Cash via Nick Cave ", Rolling Stone / " Une grande Star en pleine ascension ", Revolver / " Trois accords... et la Vérité " !, Courier Mail / " Si les artistes se bonifient en vieillissant... jusqu'où irons-nous avec Dan Brodie ? ", Beat / Dan Brodie : Un Punk coiffé d'un chapeau de cow-boy ! ", Tribe / " Si les Go Betweens s'était mariés et avaient eu un fils... S'ils l'avaient élevé dans une maison conçue par Bob Dylan, où Billy Idol laverait les vitres, où Nick Cave ferait le jardin et où David McComb lirait de la poésie dans la nurserie, alors cet enfant serait aujourd'hui Dan Brodie ", Panorama magazine... Que rajouter d'autre ?



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  Jesus Try and Save Me
Fell from the sky
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