SOLEDAD BRAVO
Homenaje a Alfredo Zitarossa



 SOLEDAD BRAVO
"Homenaje a Alfredo Zitarrosa"
avec Dioni Velázquez
et l'Orchestre Symphonique Venezuela
LA VOIX DU VENEZUELA CHANTE LE PLUS GRAND POETE ET MUSICIEN URUGUAYEN !

Portée à bout d'archets par les cordes de l'Orchestre Symphonique"Venezuela" (30 solistes à l'unisson !), élégamment sertie par les guitareset la production de DIONI VELÁZQUEZ, la voix de SOLEDAD BRAVO ­ de son incomparable aisance ­ sert pour notre plus grand plaisir les textes et musiques du plus grand poète et musicien uruguayen : ALFREDO ZITARROSA (1936­ 1989).Flagrant : SOLEDAD BRAVO a toujours aimé les mots, ceux des poètes, de sesamis trouvères et humanistes. Ces mots-là, elle les fait siens, les berce de tierce en quinte, les patine d'émotion en les chantant, en extrait à la foisl'essence et le mystère. Comment ne pas saluer alors la prouesse techniquede ce tout nouveau CD ? Ce généreux souci de perpétuer un répertoire troplongtemps considéré comme confidentiel (et pourtant subtil jusqu'au vertige).?

SOLEDAD BRAVO chante ALFREDO ZITARROSA. Et grâce à cette lumineuse relecture, le public européen aura, pour la première fois, accès au répertoire d'un des artistes majeurs latino-américains. La prose de ZITARROSA frappe d'emblée par sa puissance lyrique, sa poésie visionnaire, engagée, sa proximité universelle. SOLEDAD en explore ­ avec une science
exigeante et virtuose -, les mélancolies, les lucidités solaires, fraternelles, la fibre en clair-obscur.

On ne pouvait donc rêver de plus prestigieux duo : celui de la Diva et du Poète Presque une fable, me direz-vous. Ou plutôt l'intitulé irrésistible, enchanteur et précieux d'un conte de fée.

Egon Kragel 2002


ALFREDO ZITARROSA

Alfredo Zitarrosa nait à Montevideo (Uruguay) le 10 mars 1936. Enfant, il connaît la simplicité et la saveur d'une vie rurale qui le marquent fortement. On trouvera dans son répertoire un grand nombre de rythmes et de chansons d'origine paysanne, comme la "milonga", forme mélodique typique de sa terre natale.

Comme tout jeune homme en voie d'émancipation, Alfredo effectue un bon nombre de petits boulots avant de se convertir au journalisme. On le voit notamment collaborer à l'hebdomadaire "Marcha". Il rédige de longs papiers sur la cybernétique, les maladies infantiles, la physique nucléaire... ou décline à la commande une grande variété de thèmes scientifiques et techniques.Parallèlement, il se met à écrire des chansons, des contes, des poèmes.
Cette activité artistique, vécue de façon plus confidentielle, va pourtant le conduire à une reconnaissance immédiate lorsqu'il reçoit en 1959 le prestigieux Prix National de la Poésie en Uruguay.

En 1961, Alfredo est au Pérou où il connaît d'importantes difficultés économiques. Quasiment contre son gré, pour gagner quelques pesos, il va se produire à la télévision. C'est en ces termes qu'il relate son aventure : "Je n'avais certes pas un sou, mais j'avais beaucoup d'amis. L'un deux, César Durand, qui possédait une agence de publicité, m'inscrivit dans un programme télé sans même me demander mon avis et m'obligea ainsi à chanter devant les caméras. J'ai interprété deux chansons et j'ai gagné 50 dollars. Ce fut non seulement une expérience inattendue, mais aussi lucrative !"

Fort de cette expérience, on l'entend ensuite à travers la Bolivie, sur les ondes de Radio Altiplano de La Paz. Puis c'est dans son propre pays, en Uruguay, qu'il va se produire dès 1964 dans l'Auditorium de SODRE (Service Officiel de Diffusion Radioélectrique). C'est grâce à ces prestations qu'il sera remarqué et invité dans le cadre du prestigieux festival de Cosquín, enArgentine.

C'est alors la consécration ! Il se voit confier la direction de l'émission de télé "Generación 55" d'où émergera une nouvelle et brillante génération d'artistes uruguayens. Puis il récolte les prix par brassées : Prix Artigas de l'Association Folklorique d'Uruguay (1965), Médaille d'Or pour la vente de ses disques en 1965, 1966, 1967 et 1968, Médaille d'Argent du Segundo Festival Latinoamericano de Salta (1966), Grand Prix et Disque d'Or au Festival International de Montevideo (1969), Mention d'Honneur à Lima (1972), Décoration Francisco de Miranda au Venezuela (1978)...

Ses chansons vont être interprétées par des artistes prestigieux. En Argentine on citera : Mercedes Sosa, Jorge Cafrune, Nacha Roldán, Los Andariegos, Los Fronterizos, Los Chalchaleros, Huerque Mapu, Cuarteto Zupay... En Espagne : María Dolores Pradera, Nati Mistral y Maya. Au Venezuela : Soledad Bravo et María Teresa Chacín. Au Pérou : Chabuca Granda et Tania Libertad. Au Mexique : Sanampay et Grupo Onta. Autour du monde : Miriam Ramos, Osvaldo Rodrigo, "Chango" Nieto, Marga y Betty...

Zitarrosa réalise un tour de force : plaire à tout le monde et spécialement au public uruguayen qui voit en lui LE chanteur national si longtemps attendu, celui qui incarne l'âme et l'identité du peuple, celui qui dans son chant porte la voix multiple de tous !

Il est difficile de déterminer ce qui est le plus fondamental dans l'oeuvre de Alfredo Zitarrosa : sa virtuosité d'auteur-compositeur, la force de son interprétation, la profonde lucidité et la fulgurance de ses images poétiques, ses racines essentiellement populaires, sa précaution ou sa tendresse à résonance universelle. C'est, sans aucun doute, l'ensemble de ces qualités qui ont fait de lui l'une des figures essentielles de la Chanson Populaire Contemporaine Latino-américaine.

Zitarossa n'a jamais été un instrumentiste, même s'il s'accompagnait parfois à la guitare... En revanche, ce qui est déterminant, c'est la qualité de ses arrangements. Ses chansons s'articulaient invariablement sur un accompagnement de trois guitares et d'un guitarrón, créant ainsi un son d'une originalité totale, totalement distinct d'autres "régionalismes
folkloriques" d'Amérique du Sud.

En 1976, Alfredo Zitarrosa abandonne l'Uruguay pour s'installer en Argentine. puis de là, s'embarque pour l'Espagne. Mais les terres d'Amérique ne cessent de le hanter, et en 1979 il quitte l'Europe pour s'installer à Mexico avec sa femme et ses deux filles. En 1983, il réintègre l'Argentine.
Entre Buenos Aires et Montevideo, on le verra donner d'inoubliables et d'émouvants concerts.

Alfredo Zitarossa a écrit et composé jusqu'à sa mort, le 17 janvier 1989 à
Montevideo.

Le poète Washington Benavídez, un des piliers du Chant Populaire Uruguayen, écrit : "Chaque fois que j'évoque Zitarrosa, inévitablement il me vient en mémoire cette image du grand chanteur lors d'un festival lointain, quelque part du côté de Tacuarembó, baigné dans la ferveur du public... Je dirais que chaque chanson avait son prix, comme pétrie d'une magie terrestre,
chaque chanson avait quelque chose, un je ne sais quoi de doré et de cordial, dans l'écrin sombre et généreux de sa voix."


 CE QU'ILS EN DISENT
Undisque plein d'émotion aux arrangements impeccables. Nous, on craque. LATINA MAGAZINE
Bravo/ Zitarossa : une symbiose inespérée. LE MAINE LIBRE
Le somptueux disque que voilà! OUEST FRANCE

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