Alex Chilton

 

 CLICHES

Bottom

My baby just cares for me 3:44
Time after time 2:36
All of you 1:38
Gavotte 1:39
Save your love for me 2:49
Let's get lost 2:01
Funny (but I still love you) 2:49
Frame for the blues 3:34
The Christmas song 2:38
There will never be another you 3:02
Somewhere along the way 3:00
What was 2:00

 

 LOOSE SHOES AND TIGHT PUSSY

 

I've never found a girl - 3:45
Lipstick traces ­ 3:37
Hook me up ­ 4:17
Te Oogum Boogum song ­ 3:26
If you's a viper ­ 2:17
I remember mamma ­ 3:46
April in Paris ­ 3:30
There will never be another you ­ 2:18
Single again ­ 2:55
You've got a booger bear under there ­ 4:40
Shiny stockings ­ 4:04
Goodnight my love ­ 2:56

C'est à Memphis que débute l'histoire d'ALEX CHILTON. Il naquit en effet dans la ville d'Elvis Presley, ce qui - somme toute -, pour tout biographe patenté se doit d'être considéré comme un début prometteur !

Après des balbutiements plutôt discrets dans de vagues groupes de collège et un bref séjour à l'armée, ALEX (grâce à ses précocités vocales) attire l'attention d'un duo de producteurs. Les deux hommes lui proposent derechef d'enregistrer (au sein d'un groupe baptisé "The Box Tops") une chanson : "The Letter". A moins d'avoir passé ces vingts dernières années cloîtré dans une bonzerie du Haut Tibet, vous avez dû entendre une centaine de fois ce classique parmi les standards. "The Letter" fut l'un des plus grands hits de l'année 1967, et se classa dans presque tous les charts mondiaux. Un beau score pour un chanteur de 17 ans ! Plusieurs hits suivront : "Cry Like A Baby", "Neon Rainbow" et "Choo Choo Train".

Hélas, et cela fait tragiquement figure d'implacable loi universelle, les plus beaux contes de fées tournent souvent en farces amères. Bientôt ALEX n'est plus décisionnaire en ce qui concerne le choix de son répertoire. Ses amis musiciens sont progressivement virés et remplacés par des exécutants imposés. ALEX, éreinté par cette indigeste comédie du showbiz, décide de tout laisser tomber et de se consacrer désormais à plein temps à ses propres projets.

En 1971, avec son complice Chris BELL, il fonde le légendaire BIG STAR . "Big Star", leur premier LP, reçoit un accueil critique enthousiaste. "Radio City", l'album suivant bénéficiera d'un traitement similaire, mais les ventes sont malheureusement décevantes. Fort de cette tiédeur ambiante, le troisième album restera dans les tiroirs du label (il finira par voir le jour bien des années plus tard). Quelque peu miné par d'incessantes joutes judiciaires - et définitivement désabusé -, ALEX CHILTON quitte pour quelques années la scène musicale.

Fin des années 70, on retrouve ALEX CHILTON à New York où il vit désormais. Il joue au Max's Kansas, au CBGB's et dans quelques bars locaux. Il enregistre une poignée de singles remarqués dont le succulent "Bangkok" (1977), l'un des titres décisifs de ces seventies défuntes.

1980 : ALEX enregistre son premier album solo : "LIKE FLIES ON SHERBERT" et produit le premier LP des CRAMPS : "Songs The Lord Taught Us".

Au début des années 80, ALEX est guitariste au sein de Panther Burns, le combo de TAV FALCO (qu'il produit). Puis, dès 1982, il disparaît ou plutôt s'installe à la Nouvelle Orléans pour se refaire une santé. Une nouvelle vie s'organise. De la plonge aux dures vicissitudes d'un emploi de bûcheron, ALEX redécouvre ce petit quotidien d'anonymat, implacable... mais régénérant et riche d'inspirations.

Eté 1985 : ALEX est de retour avec un mini-LP : "Feudalist Tarts", suivi peu de temps après par "High Priest" (1987), "Black List"(1990) et une compilation "ALEX CHILTON" sur New Rose en 1991. En 1994, sort l'immatériel et acoustique "Clichés", un disque miraculeux d'équilibre où ALEX décline des standards tels que "My Baby Just Cares", "Time After Time" ou "All Of You"...

Nombre de groupes anglais et américains (The DB'S, REM, The VIOLENT FEMMES, The SOFT BOYS, The POSIES, TEENAGE FAN CLUB...) lui vouent un véritable culte. D'autres, non moins fans, tels que The BANGLES, THIS MORTAL COIL, The NOMADS... ont depuis repris ses morceaux. L'impact de l'homme est considérable. Il faut dire qu'il ne lésine sur rien : Cette présence, cette émotion à nulle autre comparable lorsque la voix, douce comme un acier poli, surfe sur le bourdon des cordes frappées.

Bienvenue donc la réédition de ce "LIKE FLIES ON SHERBERT"... oeuvre-clef, réalisation-charnière dans la carrière de notre homme. Compositions déstructurées, son ébarbé, violence contenue d'une écriture qui pressentait déjà les exactions punk de tout un contingent anglais aux indignations livides.
Soyez servis : 10 titres, plus 5 bonus tracks... Un paysage d'airs fractionnés et turbulents où une reprise de K.C And The Sunshine Band, "Boogie Shoes", sonne paradoxalement comme l'hymne épileptique d'une jeunesse loin des dancefloors.
Paru originellement en 1980, produit par ALEX CHILTON et James "Luther" Dickinson, ce "LIKE FLIES ON SHERBERT" vous est livré prêt à l'écoute : son dégraissé et remasterisé (par Jim Dickinson)... mais toujours traversé par cette étonnante urgence, cette âpreté évulsive... l'expression frugale et visionnaire d'un chaos qui - à l'arrivée - lui sied extrêmement bien.

discographie sur Last Call

 
like flies on sherbert


Top 30

 
loose shoes tight pussy

 

cubist blues

 
the box tops - tear off

lost decade - high priest/black list - live in anvers






high priest /black list

  lost decade

  cliches/loose shoes

  top 30

live in antwerp

 cubist blues

 take it off
dalai lama

little gto
guantanamerika

 Can't seem to make you mine
Free again
Sugar Blue ( Toe Jam)
Bus Trip ( Grady White bread)

  my baby just cares for me
all of you
let's get lost
there will never be another you

 Bangkok
My Rival
Alligator Man
Underclass

 Ah Ti Ta Ti Ta Ta
In the Street
Il Ribelle
Claim to Fame

  Fat City
Fly Away
Candyman
Lover of Love