El Che Vive
Hommage a Che Guevara

1967 – 2007

40ème anniversaire de la mort de Che Guevara
Edition limitée – digibook 24 pages – 2 titres supplémentaires


 

       1-  CARLOS PUEBLA Y SUS TRADICIONALES -Hasta siempre - CUBA  - 3:51
2- VICTOR JARA - Zamba de Che – Chili – 3:30
3- PATRICIO MANNS -
Su nombre ardió como un pajar – Chili – 3:39
   4- ATAHUALPA YUPANQUI -   Nada mas – Argentine – 3:12
5-  DANIEL VIGLIETTI -   Canción del hombre Nuevo – Uruguay – 1:25
6- CARLOS PUEBLA -   Que pare el son – Cuba – 2:33
7- ANGEL PARRA - Guitarra En duelo mayor – Chili – 3:14
  8- MIGUEL ANGEL FILIPPINI -
  Siembra tu luz – Argentine – 3:46
9- SOLEDAD BRAVO - Hasta siempre – Venezuela – 4:27
10- MATIO - Ay Che camino – France – 2:51
11- CARLOS PUEBLA - Lo eterno – Cuba – 3:42
  12- MIGUEL ANGEL FILIPPINI -
Alma morena – Argentine – 5:44
  13- CARLOS PUEBLA - Un nombre – Cuba – 3:14
14- SOLEDAD BRAVO -   Si el poeta eres tu – Venezuela – 2:37
15- FRANçOIS DEGUELT - Che Guevara – France 4:01
 16- MARIA FARANDOURI -  Hasta Siempre – Grece –2:52
 17- SOLEDAD BRAVO - Canción del Elegido – Venezuela -3:28
18- VIA “ PESNYARI”
Баллада о Че Геваре – URSS – 5 :21
19- HABLA EL CHE -  Latino Americano – 4:19

Ernesto CHE Guevara
(14 juin 1928 - 9 octobre 1967)

*

¡ EL CHE VIVE !

Hommage en chansons
à l'un des personnages majeurs
de cette fin de siècle,

L'émouvante célébration des
40 ans de sa disparition,

L'hymne du rêve Sud-Américain
toujours à reconstruire !!!
ERNESTO "CHE" GUEVARA :
L'HOMME.

 

 

Ernesto Guevara de La Serna (dit le Che) naît le 14 juin 1928, à Rosario (Province de Santa Fe), en Argentine. A l'âge de 2 ans, après une baignade dans le río, il souffre d'une première crise d'asthme. Désormais, Ernesto n'aura de cesse de se battre contre ce mal tenace, extrêmement violent, qu'il tentera bien en vain de dompter à grands renforts de ventoline ou d'injections de corticoïdes. Son père, compatissant, écrit dans son livre de souvenirs : « Cela me brisait le cur lorsque j'entendais Ernesto prononcer entre les premiers mots qu'il balbutiait : papito, une piqûre ! »

En grandissant, le jeune Ernestito va développer un caractère à la volonté exceptionnelle qui force déjà le respect. Pour conjurer sa maladie, il se lance à corps perdu dans le sport. Il joue au football, au tennis, au golf, à la pelote basque... et se passionnera même pour le rugby !
Mais Ernesto développe surtout un goût compulsif pour la lecture. Les livres le passionnent. A quinze ans, il connaît déjà Jung, Adler, Marx, Engels, Lenin... Il épuise la poésie française, dévore London, Kipling, Dumas, Stevenson... D'une voracité sans égale, il puise dans tous ces livres le riche terreau d'un idéal prêt à fleurir.

Á 23 ans, avec son ami Alberto Granado, Ernesto décide d'aller à la rencontre de son continent. Le 29 décembre 1951, les deux acolytes quittent l'Argentine sur une vieille moto rafistolée. Durant 7 mois à travers le Chili, le Pérou, la Colombie - et confrontées au quotidien de l'Indien exploité - vont se développer les consciences sociales et politiques du jeune aventurier.
Riche d'expériences, notre valeureux routard rentre ensuite à Buenos Aires pour achever ses études de médecine. Mais une fois son diplôme en poche, il reprend aussitôt la route. Cette fois, il veut de l'action : lutter activement et concrètement contre l'injustice. Notre toubib-humaniste débarque au Guatemala en 1953. C'est là - dans une atmosphère tendue d'insurrection - qu'il contracte le virus de la révolution... et rencontre celle qui sera sa première femme, la péruvienne Hilda Gadea ! Fiché comme activiste, le couple est obligé de s'exiler à Mexico. Le destin se noue. C'est dans cette capitale qu'Ernesto rencontrera, en juillet 1955, un dénommé Fidel Castro, jeune paria cubain en révolte contre le dictateur d'alors : Fulgencio Batista. Fidel propose aussitôt à Ernesto de s'engager dans la troupe rebelle qui doit libérer Cuba. Le Che accepte sans hésitation. Et le reste fait désormais partie de l'Histoire... L'embarquement sur le Granma des 82 libérateurs, l'implacable avancée de nos Barbudos à travers l'île, la Sierra Maestra, le mouvement de sympathie des paysans (guajiros)... jusqu'au triomphe de la révolution en janvier 1959, lorsque nos héros sillonnent en bataillon frondeur les rues de la Havane enfin libérée !

Une fois Cuba libéré, le Che devient l'ambassadeur itinérant de la Révolution. Il parcourt le monde. Puis de retour dans l'île, le 26 novembre 1959, il est nommé à la tête de la Banque centrale. Cet économiste atypique paraphe désormais les billets de banque d'un "Che" ironique et provocateur.
Ernesto va vivre six années de pouvoir. Il développe sa pensée sur l'Homme Nouveau, peaufine ses vues socio-économiques d'une société idéale. Mais il perd lentement sa foi en son principal allié : l'U.R.S.S.
Le 24 février 1965, à Alger, il prononce ce fameux discours qui l'"isole" définitivement de la scène politique. Sa clairvoyance et sa franchise le renvoient à son itinérant statut de Don Quichotte. Son idylle cubaine est consommée et le Che doit rejoindre d'autres luttes. D'abord il y a le Congo Belge où le Che veut allumer un nouveau Vietnam. Ce sera un échec cuisant. Puis le 3 novembre 1966, le Commandante Guevara arrive à La Paz (Bolivie). Mais cette marche pour la libération bolivienne va se muer en onze mois tragiques de déroute, de traque et de trahisons simultanées. Le 8 octobre 1967, jour de froidure, le Che - à bout de forces - est capturé par les soldats de l'armée bolivienne. Blessé à la jambe, il est retenu captif dans une petite école du village de La Higuera. La nuit même, le gouvernement bolivien en émoi contacte Washington. Il semblerait que La C.I.A., le Département d'Etat, le Pentagone et le président des USA aient depuis longtemps décidé du sort de notre guérillero. Vers minuit, l'ordre formel émanant des Etats Unis est donné de l'éliminer ! Le 9 octobre 1967, le soldat Mario Terán et Felix Ramos (agent de la CIA) criblent de balles le corps du guerrillero heroico. De cet assassinat en règle va naître le plus beau mythe contemporain d'Amérique latine.

D'une intégrité sans faille, d'une rigueur morale unique, le Che est aujourd'hui devenu l'étendard de toutes les libérations. Exigeant, forçat de la discipline, incapable de compromission, avec cette "sainteté féroce"qui lui servit d'armure, il fut - fait rarissime en politique - "un homme qui agissait comme il pensait."
Le 11 décembre 1964, devant les délégués de l'O.N.U., le Che lançait cette phrase qui résume assez bien l'altruiste et rigoureuse facture du personnage : "Je suis cubain et argentin aussi, et si les très illustres domaines d'Amérique latine ne s'en offensent pas, je me sens aussi patriote d'Amérique latine, de n'importe quel pays d'Amérique latine... Je serai prêt, le moment venu, à donner ma vie pour la libération d'un pays d'Amérique latine, sans rien demander à personne, sans rien exiger, sans exploiter personne".

C'est qu'il y a définitivement de l'ange dans ce soldat au front d'étoile...

"Soyons realistes : exigeons l'impossible !"

*(che GUEVARA)
¡ EL CHE VIVE !
LE CONTENU

Au cadran de l'Histoire, l'année 1997 sonne (en volées majuscules) les trente ans de la disparition d'un des personnages majeurs de notre 20ème siècle : Ernesto Guevara de La Serna (dit le CHE). Icône de la révolution, penseur, théoricien de la guérilla, médecin, amateur de havanes, économiste, soldat, humaniste et grand voyageur autour du monde, le CHE imposa - au cours d'une brève mais dense existence - son surnom exclamatif comme marque indélébile d'un parcours intègre et résolument altruiste. La jeunesse ne s'y est pas trompée ! Démultipliant avec fronde son image sur leurs bannières, banderoles ou t-shirts... punaisant sur leurs murs ce visage en gros plan, mi-barbare, mi-messie coiffé d'une étoile d'argent... une véritable histoire de reconnaissance et d'amour s'est nouée, depuis 1967, entre cette jeunesse et le guérillero héroïque de l'Amérique malmenée. Le temps restituant les vrais honneurs, même les U.S.A. succombent aujourd'hui au charme de ce baladin argentin : des groupes comme "Rage Against The Machine" ou "Sepultura" portent haut l'étendard du CHE, lardant son incandescente légende de riffs résolument électriques.

*

Il nous semblait donc logique de rendre au CHE un hommage en musique. Depuis sa disparition, des centaines de groupes et d'artistes ont loué sa mémoire, accordant leurs regrets et tristesses aux larmes de leurs guitares. Fouillant bien des archives, avec un souci particulièrement puriste, nous avons retrouvé des chansons d'origine, certaines rares et encore inédites en France. Nous avons rassemblé certains artistes parmi les plus prestigieux d'Amérique latine. Ici se côtoient ATAHUALPA YUPANQUI, VICTOR JARA, CARLOS PUEBLA, DANIEL VIGLIETTI, SOLEDAD BRAVO, PATRICIO MANNS ou ANGEL PARRA... L'Argentine, le Chili, le Venezuela, l'Uruguay unissent leur voix à celle, baignée de larmes, d'un Cuba libre mais orphelin. Une nouvelle génération musicienne est venue s'associer aux valeurs consacrées : MIGUEL-ANGEL FILIPPINI, MATIO, EGON y los ARACHANES... Une façon de perpétrer le rêve du CHE : cette union des classes, des pays, des Etats et des générations dont il chérissait tant l'idée.

UN DISQUE REVOLUTIONNAIRE !
UN HOMMAGE EN CHANSONS !
¡ EL CHE VIVE !
QUELQUES INTERPRETES :

ATAHUALPA YUPANQUI :

Troubadour, indécodable guitariste et véritable monarque de l'Argentine indienne, ATAHUALPA YUPANQUI ne se présente plus. Lancé en France par Edith Piaf, cet errant loua sans cesse la lumineuse humilité et la beauté des démunis : bergers, paysans, péons, ouvriers... D'un dépouillement minéral et d'une rigueur sans précédent, don Ata maîtrisa l'art très aride et complexe de la poésie en musique. Ce monument nous quitta en mai 1992 à l'âge de 84 ans. Sa chanson "Nada Más", hommage au Che, est un exemple flagrant de son art : dénuement et poésie exarcébée. Aujourd'hui, dans toute l'Amérique du Sud, ATAHUALPA YUPANQUI est considéré comme le maître incontesté de la chanson de qualité.

 

CARLOS PUEBLA :

L'un des "monuments" du son cubain ! En 1952, CARLOS PUEBLA forme son groupe : Los Tradicionales. Les boléros qu'il va alors composer chantent les déceptions, les douleurs de l'âme et sont aujourd'hui considérés comme des classiques du genre. D'une écriture très sensuelle, PUEBLA a profondément renouvelé le genre de la chanson populaire cubaine. Et du peuple à la révolution, il n'y a qu'un pas... En écrivant ce "Hasta Siempre" en hommage au Che disparu, CARLOS PUEBLA ignorait qu'il signait là l'un des véritables hymnes cubains. Cette chanson a - depuis lors - fait 1000 fois le tour du monde ! CARLOS PUEBLA avant de rejoindre d'autres cieux, nous a laissé ce fulgurant message en musique... un chant universel de lutte et d'amour.

 

VICTOR JARA :

Né en 1938 à Chillán (Chili), VICTOR JARA restera - au frontispice des légendes sud-américaines - LE chanteur de la lutte engagée et de la défense des droits de l'homme. Rejoignant d'abord le groupe CUNCUMEN (en 1957) avec lequel il découvre la Bulgarie et l'U.R.S.S... puis intégrant le très célèbre QUILAPAYUN (en 1966), il est le plus illustre représentant de ce mouvement musical sans concession que fut "La Nouvelle Chanson Chilienne". Directeur et professeur de théâtre, VICTOR JARA se révélera (dès 1967) être un fulgurant et prolifique chanteur solo. Ses chansons figurent aujourd'hui parmi les "classiques" sud-américains et ont été interprétées par des milliers d'artistes et groupes de tous horizons (dont Joan Baez...). Le 17 septembre 1973, ce lumineux troubadour tombera tragiquement (torturé et mutilé) sous le joug de la dictature militaire d'alors. Son interprétation de le "Zamba del "Che" (de Ortiz, artiste mexicain) reste un modèle de simplicité et d'émotion...
SOLEDAD BRAVO :

Considérée à l'heure actuelle comme l'une des plus grandes voix d'Amérique latine, cette artiste (excessivement populaire en Amérique centrale) est née en 1943 à Logroño, en Espagne. Á l'âge de 7 ans, elle découvre le Venezuela où ses parents décident de s'installer. Sa carrière de chanteuse débute dans les années 60 alors qu'elle est encore étudiante à l'Université de Caracas. Depuis, SOLEDAD BRAVO est devenue une incontournable star. On l'a vue jouer avec Chico Buarque, Pablo Milanes, Silvio Rodriguez, Ray Barreto... "Sa voix est un instrument exceptionnel", titre, admiratif, le New York Times. Sa version de "Hasta Siempre" (enregistrée en 1968) est d'une beauté à couper le souffle. Une véritable rareté, jusqu'ici inédite en France.

 

PATRICIO MANNS :

Attention cet homme-là est un cas ! Auteur, compositeur, écrivain, ce chilien né le 3 août 1937, est à lui seul un condensé de virtuosités ! En 1973, à l'époque du coup d'Etat, il doit quitter le Chili et s'installe en France... L'exil décuple ses forces et notre homme s'immerge dans le travail. Poésie, théâtre, chansons, cinéma... tout lui réussit ! Généreux, sans compromission, PATRICIO MANNS est avant tout un homme de cur et de conviction ! Sa chanson en hommage au Che (composée en 1967 à Budapest et enregistrée 4 ans plus tard à Cuba) témoigne de son incroyable sensibilité. L'écrivain Francisco Coloane a depuis salué le fulgurant talent littéraire de notre homme... et MANNS vient de publier un roman unanimement accueilli par la critique : "Cavalier Seul" (chez Phébus").

 

ANGEL PARRA :

Chilien d'origine, fils de Violetta Parra (institution musicale et fulgurante artiste), cet auteur-compositeur-interprète s'est ouvert - l'espace d'une cinquantaine d'albums (excusez du peu !) - une voie royale dans le vaste panorama de la chanson sud-américaine. Revitalisant en premier lieu l'art périlleux de la chanson dite "engagée", ANGEL PARRA a depuis lors étendu sa virtuosité à bien d'autres domaines. Enregistrant un irréprochable album où il met en musique les poèmes de l'écrivain Gabriela Mistral... ou accompagnant Atahualpa Yupanqui lors de la dernière tournée du maître, ANGEL PARRA a largement imposé son indéniable stature. Sa bouleversante et carbonisante interprétation de "Guitarra En Duelo Mayor" (adaptation d'un texte du poète cubain Nicolás Guillén) - demeurée jusque là inédite - a été spécialement enregistrée pour ce projet !







  el che vive - tribute to che guevara

 Hasta Siempre - Carlos Puebla
Zamba del Che - Victor Jara
Nada Mas - Atahualpa Yupanqui
Guitarra en Duello Major - Angel Parra