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1977 : Formé en cette année mythique, THE INMATES, combo du Nord de Londres, s’impose rapidement comme l’un des groupes de scène les plus populaires d’Angleterre. L’accueil immédiat et enthousiaste des médias attirera sur eux l’attention d’Andrew Lauder de Radar Records.
Il suffit de se pencher sur le catalogue de cette compagnie discographique, capable de travailler avec des artistes tels que Nick Lowe ou Elvis Costello, pour s'apercevoir que c’était là une maison idéale pour le groupe.
Les contrats furent rapidement signés et l’entreprise INMATES commença avec l’enregistrement de l’album “ First Offence”. La délicate tâche qui consistait à capturer le son unique du groupe sur vinyle fut confiée au producteur de talent Vic Maile.
Ce fut là le début d’une longue et fructueuse relation, et Vic produisit par la suite 5 autres albums du groupe (“Shot in the Dark”, “True Live Stories”, “Five”, “Meet the Beatles-live in Paris” et “Fast Forward”).
Investissant les hit-parade, collectionnant les succès de l’Europe à l’Amérique du Nord, le début des années 80 voit confirmer leur statut international.
1983 : coup de théâtre ! La prise de contrôle de Radar par WEA, le départ de Jim Russell et du chanteur Bill Hurley (pour cause de dépression nerveuse) entame le groupe et fera se désolidariser nos INMATES.
Vieil ami, Barrie Masters (Eddie and The Hot Rods) assura le rôle de chanteur au sein du groupe. La distribution discographique sera alors assurée par EVA Records en France, de façon à relancer la carrière de nos rockers.
De ce partenariat, naîtront 2 grands albums (“True Live Stories” et “Five”), maintenant disponibles en double CD sur Revenge Records.
1985 : Barrie quitte le groupe et décide de reformer les Hot Rods. De son côté, Bill Hurley, nouvellement remis sur pied grâce au succès de son album solo “Double Agent”, décide lui, de réintégrer The INMATES.
Leur lien avec la France se renforce, notamment grâce au journal “Libération” qui organise un concert spécial autour des chansons de Lennon/Mc Cartney, à l’occasion du 25ème anniversaire de l’album Sergent Pepper.
Au début des années 90, le groupe ajoute à son répertoire déjà fourni un superbe album: “Inside Out”, sur le label New Rose.
Cette nouvelle étape dans l’évolution du groupe leur permet de gravir un échelon supplémentaire, notamment avec l’album “ Wanted”, produit à Londres en 1993 par le très respecté Pat Collier.
1997 : Le dixième album “Silverio” (encore produit par Pat Collier) sort en janvier chez Last Call Records. Cet opus confirme l’élégante efficacité des INMATES, leur maturité offensive, couronnant ainsi leur pérennité et une carrière plus que convenable à la veille du 20ème anniversaire du groupe.
1998 : Passage à l’acte pour le groupe de Bill Hurley ! Cette fois, foin de studio ! Nos rockers enfin décagés investissent les scènes d’Europe et prouvent - face aux générations montantes -, que ni rage ni tension ne s’altèrent avec le passage des ans. Preuve cet album live, “THE HEAT OF THE NIGHT”, dense, tendu, cinglant à cœur, qu’un méchant savoir-faire range derechef aux rayons des purs classiques. Les feulements de Bill Hurley, les guitares suprasoniques de Peter Gunn et Tony Oliver, l’implacable cession rythmique déploient leurs orages mélodiques, semant à tout va des poignées torrides de foudre et de frissons. Voilà donc du grand rock’n’roll, du muscle, du nerf noué mis à nu ! Et en bonus, la voix vertigineuse et sauvage d’un Bill Hurley au mieux de sa forme ! Véritable machine de guerre, express haletant lancé à un train d’enfer, ces INMATES-là dépoussièrent (le temps de 15 morceaux) deux décénnies de pub-rock, revitalisant au passage une apathique rébellion sonique qui en avait bien besoin. Du “Security” de Otis Redding au “Dirty Water” des Standells (en passant bien sûr par leurs propres standards), plongez dans ce brasier vivifiant, cette fournaise hospitalière aux relents insolents de rages incandescentes et de sueurs toutes libératrices. That’s rock’n’roll, mate, and you’ll like it !
-FM
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