Jobutsu Project

JOBUTSU PROJECT

Listen in Clear Light

Du bouddhisme, on sait à la fois trop et trop peu de choses. En plaquant bêtement une image de non-violence, de tolérance et de maîtrise de soi à un système philosophico-religieux vieux de 2500 ans, trahissons-nous par mode ses principes et ses préceptes (la France, pays européen le plus touché par le phénomène, compte cinq millions de proches du bouddhisme) ?

 

Que dire de l'univers de la musique électronique japonaise, tout aussi mystérieux que parfois caricaturé ? On voit s'y bousculer idées reçues et fantasmes collectifs entre mangas, violence, érotisme, mais aussi créativité pointue, expérimentation musicale sans limites et défis en tout genre

 

Au premier abord, ces deux mondes, l'un sacré, l'autre matériel, n'ont aucun point commun. Un rapprochement semble même impossible. Et pourtant, un groupe de musiciens japonais est allé au cur du Tibet pour une expérience unique : fusionner les chants des lamas tibétains avec la musique électronique japonaise. Le résultat est unique : un album aux couleurs de l'Asie où ces deux cultures s'enrichissent de leurs différences. Sans calcul ni pragmatisme, juste par attrait de la rencontre et de la curiosité.

 

Les frontières du sacré sont franchies, les limites de l'électronique repoussées, dans un voyage aussi osé que magnétique. Laissez-vous transporter par le Jobutsu Project.


Une folle expédition,
une aventure humaine,
un pari musical.

 

« Jobutsu » veut dire « devenir bouddha » en japonais. C'est au cur du monde bouddhiste que s'est rendu, il y a quelques mois, une poignée de musiciens japonais prêts à vivre une fascinante odyssée spirituelle et musicale. Et comme le laisse entendre le titre de leur album, ils sont allés au cur du bouddhisme, pour en saisir les pensées et les motivations avant de les mettre en musique.

 

« Un jour, raconte l'un d'entre eux, j'ai eu l'idée avec quelques camarades de m'intéresser aux paroles de bouddha, les soutras. Ces soutras, il y en a plus de 300 dans le bouddhisme tibétain. Le processus de la mort est non seulement l'un des plus connus parmi les anciens, mais aussi l'un des plus beaux. Il nous apprend à vivre en harmonie avec tout ce qui nous entoure. Ce soutra portant sur la réincarnation, se compose de trois parties et se prêtait parfaitement à une interprétation musicale.
Après un long périple à travers la Chine, nous nous sommes tous retrouvés à Lhassa, le centre spirituel du Tibet. Malgré le mal de l'altitude (nous étions à 4000 mètres), nous avons été comme envoûtés par l'ambiance spirituelle des lieux, envahis par des ondes qui nous faisaient tout oublier.
Notre enregistrement a commencé à 5 heures du matin, dans le temple Thurnan. Pas moins de 38 lamas ont alors commencé leur lecture. Comment ne pas être impressionné par la vibration de leurs voix très basses ?
L'enregistrement terminé, nous avons entamé la deuxième étape de ce projet : fusionner nos musiques avec les incantations bouddhistes grâce à la technique binaurale en trois dimensions.

 

Jamais nous n'oublierons ce voyage. Nous avons pu découvrir les secrets de la culture tibétaine avec des yeux d'initiés et donner naissance à cet album unique. L'album d'un éveil. Éveil qui est à la base de toute la philosophie bouddhiste »

 

Derrière le Jobutsu Project,
un groupe de musiciens
à la croisée de toutes les influences

 

Qui dit musique électronique, dit souvent aujourd'hui classement par étiquette ou par famille. On trouvera aussi bien la house, la techno, la goa trance, le trip hop ou le hardcore dans la galaxie créative qui gravite autour du concept de l'électronique.

 

Bien difficile d'apposer pourtant une étiquette aux membres du Jobutsu Project. Musiciens, ils ne sont ni DJ, ni remixers. Ils sont tout simplement le produit d'un mix culturel et musical. De ce terreau fertile, entre Orient et Occident, ils ont tiré leur sève créative et créatrice. Et, fiers de leurs racines asiatiques, ils ont ainsi pu composer en puisant dans des carrières respectives déjà riches

 

Derrière le collectif du Jobutsu Project se cachent

les plus grands noms de la nouvelle scène électronique japonaise.

 

Yoshimi Hishida
Né en 1966 à Tokyo, il a débuté à 18 ans dans un groupe rock comme saxophoniste. Dès l'âge de 20 ans, il va commencer à composer pour des publicités, des défilés de mode, des musées, des jeux vidéo, des clubs, mais surtout pour des bandes originales de films. Il a ainsi travaillé avec Takeshi Kitano ou Kinji Fukasaku (l'un des maîtres japonais des films de gangsters Yakusa). Il a aussi composé quatre albums qui font de lui une des figures de proue de l'électronique nippone.

Hideo Suzuki
À la fois ingénieur de son, compositeur et guitariste, il est très connu dans le monde de la danse contemporaine pour avoir mis en musique de nombreux ballets.

Genki Hibino
C'est l'un des plus célèbres producteurs japonais du moment. Mais c'est aussi un compositeur reconnu. Il accompagne la carrière d'artistes comme AIRA, Arisa Mizuki ou Hekiru Shiina.

 

Daisuke Kahara
Compositeur, bassiste, mais aussi guitariste, ce musicien a déjà un beau palmarès créatif. En tant que compositeur, il a signé quatre albums, des musiques de feuilletons télé, de publicités, de dessins animés, de jeux vidéo et même des bandes originales de films.

Seiji Terada
Cet artiste accompli, qui a étudié la musique à Tokyo et à New-York est pianiste, trompettiste et bassiste. Il est par ailleurs reconnu au Japon en tant que compositeur pour les artistes de Sony Music et Toshiba EMI.

Pas question, pour tous ces musiciens, de collages, de remix, d'associations hasardeuses entre mots et musiques pour profiter d'une « hype » bouddhiste. Les morceaux ne sont pas additionnés les uns aux autres. Ils se complètent et ouvrent la voie à la méditation.

« Jobutsu Project », c'est un travail d'harmonie entre les voix des lamas tibétains et un groupe de compositeurs qui ont mis en commun leur énergie dans un respect mutuel tendant vers un seul but : ne pas faire un album électronique de plus, mais une création fusionnelle dont les accords s'appellent respect, fraternité et passion.

 

Track listing:

DISC 1 :

1 In the beginning
2 Kaze
3 Into the hollow of one's hand
4 Indigo beam
5 Akai hanabi
6 Tamis et bougie
7 Autumn Clear Sky
8 Upwards
9 The edge

DISC 2 :

1 Wise little seed
2 Emptiness
3 Alrededor
4 Standing in the corner
5 Soft alighting wings
6 Soothing tones
7 Odyssee
8 Running waters


 CE QU'ILS EN DISENT
Hymne à la création fusionnelle Tele Poche
Pour méditer, c'est loutil qu'il vous faut Miss Ebene
Premier grand disque abstrait d"ambiant Kundun","Listen to the Clearlight" transcende la méticulosité et la lenteur de ces mélodies pour moines lunaires ça se passe comme ça
18 plages enveloppantes, ouatées, évanescentes, pour vous laisser transporter Option
L'album dun éveil, eveil qui est à la base de toute la philosophie boudhiste Boudhisme actualité

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 jobutsu project - listen in the clear light

  In the Beginning
Kaze
Into the Hollow of one's Hand
Indigo Beam