paul roland
gaslight tales



 

 L'Anthologie (1980-1997) ­ 2 CD

 

« Si dans un élan de lucidité pour une fois bénéfique, monsieur Syd Barrett avait jadis un peu moins acidulé ses petits déjeuners, il aurait enregistrer des albums similaires à ceux de Paul Roland » GUITARE & CLAVIERS

« Sorte de Murat aux obsessions victoriennes, Roland disperse ses mélodies en trompe-l'il sur des menuets fluets où se pavanent hautbois, flûtes et violoncelle »
LES INROCKUPTIBLES

« Ses disques ressemblent à des recoins de brocante où des bricoles hétéroclites frétillent sous une ampoule et un rien de poussière. Y tintinabulent des poèmes loufoques, des guitares aigrelettes, des cordes en clochettes et la voix de poupée du Roland, Pinocchio très secoué d'un cirque miniature » BEST

« Britannique jusqu'au bout des accords, construisant depuis des années un univers à la Jekyll/Hyde, excentrique, dandy, poète pour tout dire Cela ressemble à l'Earl Grey et cela provoque une accoutumance immédiate »
LE MONDE DE LA MUSIQUE

« C'est Peter Pan au pays des méchants commerçants Fracasse, une sorte d'illuminé, rêveur loufoque qui baigne en plein univers d'Edgar Poe ou Lovecraft Un petit génie » VSD


« Je m'appelle Paul Roland, je viens du Kent, une région du sud de l'Angleterre très propice à l'écriture. Quand j'étais à l'école, vers 9 ans, j'écrivais des histoires, des poèmes. Et je suppose que, comme n'importe quel gamin, je voulais devenir une rock star. Mon intérêt pour la musique est arrivée plus tard. Mes premières inspirations viennent du glam-rock en 1973. »

« À l'age de 19 ans, je suis allé en studio pour la première fois avec un ami (John Williams). On a enregistré un single. Mon pote a enregistré sa chanson sur une face, et moi j'ai gravé ma chanson sur l'autre face. Mon titre s'intitulait « Oscar Automobile » et nous avons décidé d'apparaître sous le nom de « Weird Strings ». On a rapidement vendu nos 100 exemplaires autoproduits, alors nous sommes retournés en studio. Mais là, mon ami en panne d'inspiration a déclaré forfait et s'est ainsi que ma carrière solo a débuté. J'ai gravé trois nouvelles chansons et j'ai signé tout ça en solo sous un nom de groupe : « Midnight Rags ». John Peel a joué mon disque sur BBC One. Ca m'a donné la force d'enregistrer un premier album : « The Werewolf Of London ». J'avais 19 ans »

« Mon premier véritable concert, je l'ai donné en 1980, aux environs de Noël. C'était au Canterbury Technical College, avec John Daniels et Brian Gould aux claviers Ensuite, je ne suis plus monté sur une scène pendant 5 ans. »

« En 1985, Alan Duffy, du label Acid Tapes, m'a demandé de sortir une cassette de mon tout premier album augmenté de nouveaux titres. Grâce à cette cassette, j'ai noué plein de contacts en Europe. En France, un journaliste de « Nineteen » a transmis ma cassette au label New Rose. C'est là que tout a véritablement commencé. »

C'est en 1987 que sort son premier album en solo « Danse Macabre ». Paul Roland semble avoir trouvé sa voie. Il déclare : « Je me sens dans la tradition anglaise des romantiques gothiques du 19ème siècle. Celle des aristocrates excentriques. Ma musique relève davantage d'une tradition littéraire anglaise que du business. »

« Je suis venu en France pour la première fois en 1987. Nous avons joué au « Rex Club » à Paris, puis à Rennes La seconde fois, j'avais mon groupe en entier. Nous avons joué à Ris-Orangis, puis Rennes, puis de nouveau Paris, au « New Morning » ! »

Ce sont ces deux premiers albums chez New Rose - « A Cabinet Of Curiosities » (1987) et « Happy Families » (1988) -, qui l'imposent à un plus large public. La France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Grèce succombent à son imagerie gothique, cadastre folk morbide traversé d'ombres noires. En 1989 sort « Duel », son opus le plus rock. Puis en 1990, c'est « Masque » et ses comptines intemporelles, saupoudrées de violons, orgue et clavecin. Les Inrockuptibles le baptisent « Lord Byron de la pop fétichiste ». Il faut dire que l'Enchanteur Roland, d'une nonchalance très stylée, exhale sa magie de refrain en refrain et comme le précise le « Monde de la Musique » d'alors : « en quelques accords de guitare acoustique, dit le grain impalpable des instants qui vous arrêtent au seuil de quelque chose d'éternel. » En 1991 sort « Roaring Boys », talonné de près par « Strychnine » (1992) où notre incorrigible ménestrel reprend des standards de Kevin Ayers, Donovan, The Electric Prunes, Marc Bolan, The Sonics, le Velvet Underground ou Siouxsie And The Banshees ! Cette même année « House Of The Dark Shadows » propose une compilation de ses meilleurs titres ! En 1995 et 1997, Roland signent deux derniers albums - « Sarabande » et « Gargoyles » -, explorant ses thèmes de prédilection, vignettes victoriennes vénéneuses, galeries d'un musée d'étoiles et de poussière où glissent les ombres désormais familières de Mary Shelley, d'Edgar Allan Poe, de Bela Lugosi ou de Lewis Caroll.

« Je fais du folk-rock dans une tradition proche de Tyranausorus Rex, l'ancien groupe de Marc Bolan. » dit-il pour résumer son style hors des modes. Des pentacles de rythmes, des badineries vitriolantes, d'excentriques rimes aristocratiques, liens ténus entre les trouvères d'antan et nos rockers d'outre-manche.

Ecrivain, à ses heures, Paul Roland a également signé une douzaine d'ouvrages sur la Cabale, la méditation, les anges, les rêves ou la musique ! « En 1999, je rédigeais 3 livres en même temps : un le matin, un l'après-midi et un le soir (sur les grands chanteurs de jazz). C'était un véritable défi de me malmener de la sorte mais quelle satisfaction de pouvoir ajouter à ma bibliographie trois titres d'un coup ! »

En 2003, Paul Roland chausse ses guêtres, son haut de forme et ajuste son lorgnon. Lissant d'un doigt distrait la dentelle de son jabot, il nous propose ses « Gaslight Tales » (ses contes de l'éclairage au gaz) qui fleurent bon l'absinthe, la naphtaline et l'arsenic en flacon. Anthologie de 38 titres, précis moiré d'une singulière carrière, voici enfin l'unique occasion de rallier cet étonnant carnaval où valsent des loups-garoux, où les riffs surlignent d'une noirceur expressionniste les temps forts d'un intemporel sabbat. Quand le diable bat la mesure Paul Roland reste son meilleur ambassadeur ! Maître de cour, grand chambellan ou joueur de flûtiau, il possède l'art et la manière du beau chant, de la belle harmonie. Cet insolent dandy possède un talent surnaturel pour conter de cruelles histoires en 2 minutes 30, l'antidote idéal pour combattre les frivolités
de l'actualité !

pour plus d'informations, visitez www.paulroland.de ou www.paulroland.co.uk





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