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Like flies
on sherbert
1- Boogie shoes - 2:30
( Harry Wayne Casey / Richard Finch)
2- My rival - 3:27 (A. Chilton)
3- Hey! Little child - 3:43 (A. Chilton)
4- Hook of crook - 2:24 (A. Chilton)
5- I've had it - 2:23 (0rbison/ Wilson)
6- Rock hard - 2:42 (A.Chilton)
7- Girl after Girl - 2:27 (Shelton)
8- Waltz across Texas - 4:46 (B.Tubb)
9- Alligator man ) 2:39 (Chance/ Newman)
10- Like flies on sherbert - 2:08 (A.Chilton)
11- Baron of love, part II - 4:11 ( R.Johnson)
12- No more the moon shines on Lorena - 4:43 ( A.P. Carter)
13- Baby doll - 2:49 (A.Chilton)
14- She's the one who's got it - 1:54 (Cordell Jackson)
15- Stranded on a dateless night - 2:31 (Alan Page)
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Feudalist tarts/ No sex
1- Tee ne nee ni noo
/ Tip on in - 5:20 (James Moore)
2- Stuff - 5:05 (A. Chilton / R. Coman)
3- B.A.B.Y - 3:00 ( I. Hayes / D. Porter)
4- Thank you John - 3:12 ( W. Turbington)
5- Lost my Job - 3/04 (A. Chilton)
6- Paradise - 2:23 ( A. Chilton)
7- No sex - 3:45 ( A. Chilton)
8- Underclass - 3:32 ( A. Chilton)
9- Wild kingdom - 6:10 (A. Chilton)
Bonus tracks
10- The letter (live) - 2:27 -( Wayne Carson Thompson)
11- No sex (live) - 3:52- ( A. Chilton)
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| Avec "Like Flies on sherbert",
Alex ressucite après une longue traversée du désert
depuis la fin de Big Star. Il revient en 1980 avec cet album
fulgurant,, torturé, sublime, qui reflète sa vie
cahotique des années précédentes. Une résurrection
salutaire, qui est suivie par "Feudalist Tarts", ou,
appaisé et au sommet de sa forme, il renoue avec bonheur
avec le Memphis sound. En prime dans ce double CD, le ep "No
sex", la première chanson traitant du sida, avec
une sobriété et une violence incomparables, et
deux bonus live inédits, "The letter",et "No
sex" , enregistrés pour le 20ème anniversairre
de New Rose.. |
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C'est à Memphis que
débute l'histoire d'ALEX CHILTON. Il naquit en effet dans
la ville d'Elvis Presley, ce qui - somme toute -, pour tout biographe
patenté se doit d'être considéré comme
un début prometteur !
Après des balbutiements
plutôt discrets dans de vagues groupes de collège
et un bref séjour à l'armée, ALEX (grâce
à ses précocités vocales) attire l'attention
d'un duo de producteurs. Les deux hommes lui proposent derechef
d'enregistrer (au sein d'un groupe baptisé "The Box
Tops") une chanson : "The Letter". A moins d'avoir
passé ces vingts dernières années cloîtré
dans une bonzerie du Haut Tibet, vous avez dû entendre
une centaine de fois ce classique parmi les standards. "The
Letter" fut l'un des plus grands hits de l'année
1967, et se classa dans presque tous les charts mondiaux. Un
beau score pour un chanteur de 17 ans ! Plusieurs hits suivront
: "Cry Like A Baby", "Neon Rainbow" et "Choo
Choo Train".
Hélas, et cela fait
tragiquement figure d'implacable loi universelle, les plus beaux
contes de fées tournent souvent en farces amères.
Bientôt ALEX n'est plus décisionnaire en ce qui
concerne le choix de son répertoire. Ses amis musiciens
sont progressivement virés et remplacés par des
exécutants imposés. ALEX, éreinté
par cette indigeste comédie du showbiz, décide
de tout laisser tomber et de se consacrer désormais à
plein temps à ses propres projets.
En 1971, avec son complice
Chris BELL, il fonde le légendaire BIG STAR . "Big
Star", leur premier LP, reçoit un accueil critique
enthousiaste. "Radio City", l'album suivant bénéficiera
d'un traitement similaire, mais les ventes sont malheureusement
décevantes. Fort de cette tiédeur ambiante, le
troisième album restera dans les tiroirs du label (il
finira par voir le jour bien des années plus tard). Quelque
peu miné par d'incessantes joutes judiciaires - et définitivement
désabusé -, ALEX CHILTON quitte pour quelques années
la scène musicale.
Fin des années 70, on
retrouve ALEX CHILTON à New York où il vit désormais.
Il joue au Max's Kansas, au CBGB's et dans quelques bars locaux.
Il enregistre une poignée de singles remarqués
dont le succulent "Bangkok" (1977), l'un des titres
décisifs de ces seventies défuntes.
1980 : ALEX enregistre son
premier album solo : "LIKE FLIES ON SHERBERT" et produit
le premier LP des CRAMPS : "Songs The Lord Taught Us".
Au début des années
80, ALEX est guitariste au sein de Panther Burns, le combo de
TAV FALCO (qu'il produit). Puis, dès 1982, il disparaît
ou plutôt s'installe à la Nouvelle Orléans
pour se refaire une santé. Une nouvelle vie s'organise.
De la plonge aux dures vicissitudes d'un emploi de bûcheron,
ALEX redécouvre ce petit quotidien d'anonymat, implacable...
mais régénérant et riche d'inspirations.
Eté 1985 : ALEX est
de retour avec un mini-LP : "Feudalist Tarts", suivi
peu de temps après par "High Priest" (1987),
"Black List"(1990) et une compilation "ALEX CHILTON"
sur New Rose en 1991. En 1994, sort l'immatériel et acoustique
"Clichés", un disque miraculeux d'équilibre
où ALEX décline des standards tels que "My
Baby Just Cares", "Time After Time" ou "All
Of You"...
Nombre de groupes anglais et
américains (The DB'S, REM, The VIOLENT FEMMES, The SOFT
BOYS, The POSIES, TEENAGE FAN CLUB...) lui vouent un véritable
culte. D'autres, non moins fans, tels que The BANGLES, THIS MORTAL
COIL, The NOMADS... ont depuis repris ses morceaux. L'impact
de l'homme est considérable. Il faut dire qu'il ne lésine
sur rien : Cette présence, cette émotion à
nulle autre comparable lorsque la voix, douce comme un acier
poli, surfe sur le bourdon des cordes frappées.
Bienvenue donc la réédition
de ce "LIKE FLIES ON SHERBERT"... oeuvre-clef, réalisation-charnière
dans la carrière de notre homme. Compositions déstructurées,
son ébarbé, violence contenue d'une écriture
qui pressentait déjà les exactions punk de tout
un contingent anglais aux indignations livides.
Soyez servis : 10 titres, plus 5 bonus tracks... Un paysage d'airs
fractionnés et turbulents où une reprise de K.C
And The Sunshine Band, "Boogie Shoes", sonne paradoxalement
comme l'hymne épileptique d'une jeunesse loin des dancefloors.
Paru originellement en 1980, produit par ALEX CHILTON et James
"Luther" Dickinson, ce "LIKE FLIES ON SHERBERT"
vous est livré prêt à l'écoute : son
dégraissé et remasterisé (par Jim Dickinson)...
mais toujours traversé par cette étonnante urgence,
cette âpreté évulsive... l'expression frugale
et visionnaire d'un chaos qui - à l'arrivée - lui
sied extrêmement bien.
discographie sur Last Call

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