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calvin russell
a crack in time / songs from the fourth world

CD 1  - a crack in time

1- A Crack in Time ­ 4:35
2- Living at the end of a Gun ­ 3:55
3- Big Brother ­ 3:17
4- I should have been Home- 4:08
5- Nothin'- 3:37
6- My Way- 6:04
7- Behind the 8Ball- 3:23
8- This is my life- 4:02
9- Automated- 4:17
10- Little Stars- 4:33
11- North Austin slim- 3:17
12- Moments- 3:32
13- One Step ahead- 2:46
14- Wagon to stars- 2:47
15- Life of a Texan Man- 3:00 ( bonus track)

 CD2 - songs from the fourth world

1- You're my Baby ­ 3:45
2- Last Night- 4:44
3- One Meat Ball ­ 3:54
4- Crossroad ­ 7:32
5- Maybe Someday ­ 5:34
6- Rockin' the Republicans ­ 4:40
7- Baby I love you ­ 2:21
8- Love Stealer- 4:12
9- You don't know ­ 5:
10- Down Down Down ­ 3:41
11- One Meat Ball (acoustic) ­ 3:58
12-Stripe on the Nine Ball ­ 3:51 (bonus track)




Bonus Tracks

You're my Baby ­ 4:19
My Way ­ 6:36
* Baby what You want me to do ­ 4:25





Calvin Russell

C'est du coeur même du Texas - cette terre avec son bétail à cornes, ses étés brûlants, ses tornades, ses grands ciels clairs et ses kilomètres d'autoroute qui s'étirent entre Beaumont et el Paso -, que nous vient CALVIN RUSSELL.

Né durant la nuit d'Halloween 1948 à Austin (Texas), CALVIN passe en fait les cinq premières années de sa vie au comptoir du "Sho Nuff Café" où son père, Red, fait de la cuisine rapide et où sa mère, Daisy, est serveuse. CALVIN dit que ses tous premiers souvenirs sont ceux d'une maison de bois dans une rue sale qui se terminait en cul-de-sac, derrière le Pete Pisto's Wrecking Yard. « On savait qu'on filait un mauvais coton, confie-t-il, mais on aimait notre liberté. Je construisais des bolides et courais dans tous les coins du Texas tandis que les autres gamins en étaient encore au stade de la bicyclette ».

Sixième de 9 enfants, RUSSELL apprend à jouer de la guitare à 12 ans, et dès l'âge de 13 ans, assure les parties rythmiques dans un groupe baptisé The Cavemen, « ce qui m'a valu d'être un vétéran du rock à 16 ans ! ». Il vit vite, librement, fait quelques entorses à la loi pour ce qu'il appelle "des choses sans importance"... Ce qui lui vaut tout de même d'échouer en maison de correction, puis peu après en prison. A sa sortie, il commence sa randonnée aventurière vers le grand sud, chevauchant une Harley.

Il traverse le Rio Grande à Piedras Negras et El Paso, à la recherche de sensations nouvelles. Il écrit, il chante, se laisse emporter par les visions et rêves torrides de ce coin de l'ouest, terre aride et désertique pavée de pierres brûlées. Cette partie du Texas, que l'on surnomme "The Valley", est le commencement d'une terre abandonnée, d'un désert dépeuplé qui s'étend jusqu'à la Vallée de la Mort et Baja California.

Début 80, on retrouve CALVIN dans le Sud Texas. Il traverse de part en part "The Valley", vivant comme un vagabond sur ce territoire de mirages et de contrebande. A Nuevo Laredo, Nouveau Mexique, il est incarcéré, et durant l'hiver 85, se retrouve dormant à même le ciment d'une cellule, au coeur de la periode de froid la plus rigoureuse que connût cette partie du désert.

Lors de son retour à Austin, CALVIN s'installe dans un trou à rat, sous une maison de Patterson Avenue, dans le vieux Clarksville. C'est à cette époque qu'il tente d'intéresser le milieu musical local à son travail.

CALVIN zone - avec toute une bande d'irréductibles - dans de sombres enclaves où circulent alcool et drogue. Mais ces mêmes enclaves (qui servaient d'abris aux hors la loi pendant la Conquête de l'Ouest) sont aussi un repaire de musiciens marginaux et surdoués tels que Townes Van Zandt, Jimmy Dale Gilmore, Willie Nelson, Leon Russell, Willis Alan Ramsey, Jerry Jeff Walker et Michael Murphy. La verve de ces talents sudistes, la qualité particulière de la vie texane et l'époustouflant paysage de collines baignées de brumes seront l'inspiration première de plus d'un musicien, comme Blaze Foley, Craig Lee Fuller, Rich Minus, Hal Ketchum et CALVIN lui-même...
« Un rock'n'roller hors la loi qui se bat contre la morosité des temps modernes », est la meilleure définition de CALVIN (cela selon ses propres termes). Pour enfoncer le clou, ce macadam cow-boy stylé conclut d'une voix nouée : « Oui, je suis un rebelle, car je m'érige contre les lois inutiles, celles qui entravent notre quête du bonheur ».

Depuis 1989 - année où Patrick Mathé rencontre CALVIN au Continent Club d'Austin et le signe sur New Rose Records - CALVIN a produit quatre albums studio et un album live. Belle poignée de disques, véritables anthologies d'un "hobo" au romantisme suturé à vif. D'arpèges nonchalants en riffs teigneux, notre cow-boy au grand coeur nous entraîne, de son Texas natal, vers de surprenants lieux-carrefours où survit la frange atypique (mais hautement fréquentable) d'une humanité en lisière de respectabilité.

Le premier album sorti en France, "A CRACK IN TIME", fut accueilli comme un « grand album aux couleurs de Lone Star State » (Stacatto, été 1990). Riche d'intimistes dérives, cisaillé d'acoustiques étapes, d'électricité, d'héroïsme humble et congru, ce coup d'essai permis à notre Texan de participer à bon nombre de festivals en compagnie de Little Villa et The Kinks.

Son second album "SOUNDS FROM THE FOURTH WORLD", subtile peinture des misères et travers de nos vies, fédéra d'emblée l'attention du public et des critiques français. Sur cet album, on peut d'ailleurs entendre le titre "Crossroads", aujourd'hui considéré comme l'un des incontournables de CALVIN.

"SOLDIER", son troisième album chez New Rose, a été produit par un natif de Nashville, JIM DICKINSON. Neuf titres où fulgurent l'énergie, l'étonnante maîtrise et la maturité de CALVIN. Les Inrockuptibles ont dit de ce disque : « Il y a des soirées où le choix est simple si vous voulez convaincre votre petite amie... Ou vous écoutez Blonde On Blonde une fois de plus, ou vous écoutez "Soldier" »

Le succès de cet album encourage CALVIN à enregistrer un album live, "LE VOYAGEUR". Inventaire d'une tournée marathon, ce document fut enregistré lors de ses concerts à guichet fermé à l'Olympia (Paris), l'Exo-7 (Rouen), le Zig-Zag (Orléans) et l'Elysée Montmartre (Paris). En 1993, le CALVIN RUSSELL BAND a donné 178 concerts en Europe, chaque set confirmant la cohérente efficacité du showman.

Avec son quatrième album studio, "DREAM OF THE DOG", l'homme au stetson continue sa valeureuse bataille. Ici, une reprise d'Eric Burdon and The Animals : "It's My Life". Là, des chansons calibrées pour la poussière des grands chemins comme "The Valley Far Below", "Trouble" ou "Don't Turn Your Head". L'écriture s'est affinée et parfois rappelle la cahotique mais miraculeuse prose de William Burroughs. Produit par Mike Stewart, cet opus nous offre le jeu particulier de la guitare de Jon Dee Graham, ancien membre des True Believers.

Mais l'actualité, c'est avant tout ce nouvel album d'une vigueur et d'une brillance inégalée. Minéral pour l'habillage, monumental pour le souffle neuf et contagieux, ce véritable tour-de-force ouvre radicalement un nouveau chapitre de notre saga texane. CALVIN a choisi de retravailler avec l'indispensable JIM DICKINSON, et pour la première fois, infidèle aux grâces d'Austin, est allé à Memphis enregistrer le dit objet. Guipure des choeurs sur une assise mélodique et rythmique irréprochable. Précision des guitares et ampleur contrôlée de l'écriture. Notre cow-boy nous livre sans conteste l'une de ses plus belles réalisations. Détonnant et audacieux mélange que cet acier et ce feu confondus !

Un nouvel album, un nouveau groupe et cet opus en état de grâce ! 1997 s'annonce décidemment riche en distinctions et coups d'éclat !

Après avoir travaillé avec Jim DICKINSON en 1992 sur l'album "Soldier", CALVIN RUSSELL retrouve - pour ce nouvel album - son vieux complice
et empereur du Memphis sound...
"Dès la première minute, j'ai adoré Jim... Avec lui, tu ne peux te sentir qu'en confiance" lance un CALVIN visiblement comblé.

Rock et ballades sont au rendez-vous. Et pour la première fois, l'élégance d'un choeur gospel vient enrichir des compositions comme "Let The Music Play", "Nothing Can Save Me" ou "Drive By". Maîtrise et Maestria sont les mots d'ordre de ce nouvel opus. Et la compétence de DICKINSON ne fait qu'affiner le son, préciser les angles, n'altérant en rien l'émotion des compositions, ni les lignes vocales de CALVIN tendues jusqu'à l'écorchure.

Les guitares de CHUCK PROPHET, d'une limpidité parfois teigneuse et d'une diction toujours enthousiaste, cernent, ici une rythmique, là une syncope bluesy. D'une lancinance toujours à vif ou d'un tempo râpé à l'os, CALVIN nous décoche quelques histoires et portraits typiques d'un grand Ouest dont il possède,
avec évidence, les clefs. Une magistrale reprise de Townes Van Zandt,
"Mr. Mudd and Mr. Gold", lardée à coeur d'éloquences électriques, flamboie d'une lividité belliqueuse.

La section rythmique - avantageusement distribuée entre la basse de DAVID HOOD et la batterie de ROGER HAWKINS - négocie les climats, tissant d'impressionant canevas, d'indispensables fondations. Preuve cette reprise nonchalante (mais non moins éblouissante) du "Desperation" d'un Steppenwolf des grands jours.

Enregistré à MEMPHIS (c'est bien la première fois que CALVIN quitte son AUSTIN natal pour graver sa poignée de refrains !), ce nouvel album est à la fois un véritable virage et la consécration d'un talent dont l'ambition n'a d'égale que son souci du toujours mieux faire.
Un soin tout particulier a été porté à la présentation... où les somptueux clichés de Michael FATALI poussent les portes d'un Far-west surréaliste mais oh combien vivace !

Il semblerait, décidément, que l'essentiel n'appartienne qu'à ceux qui poussent un peu plus loin leurs pas...



JIM DICKINSON (production, claviers...)

En partie reconnu pour ses incandescences musicales avec les ROLLING STONES et RY COODER, ce natif de l'Arkansas (il est né à Little Rock, le 15 novembre 1941) n'en demeure pas moins l'une des figures emblématiques de cet art complexe et appliqué qu'est la production. D'une rigueur de bon aloi, ce musicien-compositeur-arrangeur- ingénieur du son-réalisateur (ouf!) a semé - via Memphis où il réside -, d'exemplaires empreintes dans ce long dédale qu'est l'Histoire du rock'n'roll américain. On lui doit (entre autres) quelques productions de références comme BIG STAR, RY COODER, ALEX CHILTON, ALBERT KING, TEXAS TORNADOS, GREEN ON RED, MOJO NIXON ou JOE "King" CARRASCO. On le vit émailler de prouesses harmoniques (claviers et guitares) bien des enregistrements d'ARETHA FRANKLIN, ARLO GUTHRIE, ALBERT COLLINS, THE CRAMPS, LULU ou JOHNNNY CASH... Sur le tard, se découvrant une passion pour l'écriture de Bandes Originales, il co-signa quelques incontournables pour des monuments tels que "PARIS, TEXAS", "THE BORDER", "STREETS Of FIRE", "BLUE CITY" ou "THE LONG RIDERS". Collection de hauts faits d'armes etanthologie du savoir-faire d'un de nos derniers géants!

CHUCK PROPHET (guitares)

Silhouette longiligne, manque d'apprêt intentionnel et blondeur arrogante, CHUCK PROPHET appartient à cette caste prestigieuse mais trop restreinte des nouveaux guitar-héros. D'un jeu à la fois teigneux, incisif et aventureux, il est l'un des rares à avoir parfaitement assimilé les tendances de notre fin de siècle (noisy, grunge, post-punk...) et nous les resservir en une salve de riffs et soli audacieux et galvanisant.
Né à Whittler, Californie (privilège qu'il partage avec Richard. M. Nixon), ce jeune prodige fut très tôt fasciné par le sombre éclat des guitares. Il végéta dans d'obscurs combos punk... avant de rencontrer, à L.A., ses acolytes de GREEN ON RED. Huit albums vont alors carboniser - d'une insolence jubilatoire - le panorama un peu figé de la new-wave américaine. Mais toujours insaisissable et boulimique, CHUCK décide rapidement de voler de ses propres ailes en enchaînant trois albums solo : "Brother Aldo" (1990), "Balinese Dancer" (1993) et "Feast Of Hearts" (1995). Les premiers pas d'un surdoué à découvrir d'urgence ! Il faut alors parler d'exploration, d'exégèses soniques et de véritable transcendance.

DAVID HOOD (basse)

Il en est des bassistes comme de certains ciels d'été... chargés d'astres et de supernovae ! La carrière de DAVID HOOD, elle, pourrait prétendre à surpasser en éclat le ruban pourtant concentré de la Voie Lactée. Faut dire qu'on a rarement l'occasion d'énumérer une telle liste de collaborations... Rien que du prestige, vous dis-je ! Lorsque DAVID HOOD entre en studio, avant même de saisir son instrument, il vous raconte ses tournées avec STEVE WINWOOD ou comment se sont passées les sessions de "Brown Sugar" avec MICK JAGGER... Car notre marathonien fut de bien des aventures légendaires... Vous l'avez inévitablement entendu sur un refrain d'ARETHA FRANKLIN, JAMES BROWN, ROD STEWART, PERCY SLEDGE, CHER, CARLOS SANTANA, JIMMY CLIFF, PAUL SIMON, WILSON PICKETT, LINDA RONSTADT, BOB SEGER, CAT STEVENS... ou bien JOHNNY HALLYDAY !

ROGER HAWKINS (batterie)

Indissociable du précédent (assise rythmique oblige !), ROGER HAWKINS est également un producteur de haut niveau ((BOB SEGER, PAUL SIMON, CANNED HEAT...). Dans les années 70, on le vit jouer aux côtés des plus grands, de STEVIE WINWOOD à ERIC CLAPTON. Même perfection compulsive que DAVID HOOD avec qui il fonda (en 1969) le légendaire MUSCLE SHOALS SOUND STUDIO, ce monstre rythmique sur lequel s'articulèrent bien des standards et bien des joyaux de nos discothèques ! Eminemment stratosphérique !







    this is my life

crack in time/songs from the 4th world

a man in full

soldier/dream of the dog

calvin russell - sam

Crack in Time
Crossroads
Baby I love you
Soldier

  Big Brother
one meatball
rockin the republicans
baby what you want me to do

 you're my baby
last night
this is your world
nothin'can save me

soldier
rats and roaches
don't turn your head
it's my life

let the music play
nothin can save me
sam brown
common one